A propos ... de la soldatesque.

Aujourd'hui, je ressens l'envie de faire un p'tit tour chez les militaires !

 

S'il n'y avait pas de guerres, il n'y aurait pas de militaires ... ou très peu. Le problème est que ce sont les "civils" qui déclarent les guerres.

* J'ai connu des tonnes d'anti-militaristes purs et durs. Des pacifistes convaincus, qui ont applaudi à tout rompre lorsque des soldats sont venus les délivrer. Alors qu'ils étaient terrés dans leur maison, au milieu d'un grave conflit armé. Que peut-on en déduire ?

La guerre fait partie des gènes de l'être vivant. Hommes, animaux ... et même les plantes, s'imposent en détruisant la végétation qui les empêche de proliférer. Le tout est de savoir quelles sont les "bonnes" raisons de faire la guerre. Pour la défense nationale ou pour engranger un maximum de richesses supplémentaires ou encore, simplement pour démontrer sa force ?

 

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Au hasard des écrivains contemporains et ceux des siècles passés ...

La Suisse est un pays où on ne fait pas la guerre,

mais où on rencontre plein de soldats (San Antonio).

 

La guerre, c'est un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas (Paul Valéry).

 

On n'a jamais essayé la paix (Alain).

 

Le propre du militaire, c'est le sale du civil (Boris Vian).

 

On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels (Anatole France)

 

Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage (Jean Jaurès)

 

La guerre est une chose trop sérieuse

pour la confier à des militaires (G. Clémenceau).

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Quasiment tous les politiques et tous partis confondus, se félicitent publique d'enfin vivre dans la paix. Je parle des porte-paroles des pays industrialisés, également qualifiés de pays développés.

 

- Les pays développés sont des pays dont la majorité de la population accède à tous ses besoins vitaux ainsi qu'à un certain confort et à l'éducation. Les premières définitions ne faisaient appel qu'au développement économique, les pays développés étant ceux ayant un fort produit intérieur brut. On raisonne maintenant en termes de développement humain.

 

- Nouveaux pays industrialisés. Le concept de nouveaux pays industrialisés (NPI) regroupe les pays qui ont amorcé un important décollage industriel à partir des années 1960.

 

- On parle de pays sous-développé et de sous-développement d'un pays lorsque la situation sanitaire et économique y est très mauvaise. Le terme pays sous-développé n'est plus beaucoup employé, on préfère le terme plus politiquement correct de pays en voie de développement. Les pays les plus pauvres sont les pays les moins avancés (PMA) (wikipédia)..

 

Les guerres et conflits qui laminent les pays au salaire moyen égal à la moitié de notre R.S.A et aux famines qui ne tiendraient même pas dans l'ensemble de ns supermarchés, sont-elles si insignifiantes qu'elles ne méritent pas d'être prisent en compte ?

 

 

... et pourtant, rien que pour les années 2000  (liste non exhaustive) :

2000 : conflit hmong (Laos)

2000 : seconde Intifada (Israël, bande de Gaza, Cisjordanie)

 

2001 : Conflit dans le Sud de la Thaïlande

2001 : Guerre au Waziristan

2001 : guerre civile de Côte d'Ivoire

2001 11 septembre : Attentats aux Etats-Unis

2001 Guerre des Etats-Unis contre le terrorisme islamiste - Intervention en Afghanistan

2001 Guerre des Etats-Unis contre le terrorisme islamiste - Intervention américaine aux Philippines

 

2002 - 2004 Côté d'Ivoire - Conflit interne

2002 (Oct.) Indonésie - Terrorisme : attentat à Bali contre un lieu fréquenté par des occidentaux (d'autres attentats islamistes suivront les années suivantes)

2002 : désaccord de souveraineté sur l'îlot Perejil entre l'Espagne et le Maroc

 

2003 (Mars) Bolivie : résurgence de la guérilla

2003 (Mars) Centrafrique : putsch

2003 (Mars) Irak : guerre préventive des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne contre l'Irak de Saddam Hussein

2003 : conflit du Balouchistan (Pakistan)

2003 : Guerre civile au Darfour (au Soudan et son extension au Tchad et en Centrafrique)

2003 : Guerre d'Irak

2003 Soudan : début d'affrontements dans la région du Darfour.

 

2004 (Fév.) Haïti : grave crise politique. Départ du président haïtien Jean-Bertrand Aristide. Présence de soldats de l'O.N.U.

2004 (Mars) Soudan-Darfour : un conflit complexe opposant notamment différents mouvements de rébellion soudanais, provoque un exode de populations dramatique.

2004 : conflit au Yémen

 

2005 : émeutes en Ouzbékistan

 

2006 : conflit israélo-libanais

 

2008 : Guerre en Ossétie du Sud

2008 : Troubles au Tibet en 2008

2008 Est Congo Kinshasa.

 

Source : wikipédia et [www].thucydide.com

 

 

Carte des "conflits" au 03 février 2009(liste non exhaustive).

Source : www .populationdata.net/images/cartes/articles/monde-conflits-2009.png

 

On peut remarquer que les nations du nord, ne sont pas touchées (dont l'Europe, les Etats‑Unis, etc.)

 

 

ooOoo

 

 

La guerre des roses

(extrait d'une de mes nouvelles, non encore publiée)

 

 

    ... et comment pourrait-on faire la guerre avec de simples fleurs ?

    Pas avec des fleurs, mais à cause des fleurs. Lesquelles ne seraient d'ailleurs qu'un prétexte, pour exhaler ce besoin d'être toujours au-dessus de l'autre. En admettant qu'un jour le monde reconquiert son identité originelle et décide de vivre sans la guerre :

Imaginons un certain humain‑moyen, cultivant ses fleurs dans un morceau de nature appartenant à tout le monde. Très vite, ce dernier oubliera ses vœux et ce bout de terre sera re délimité par des barrières. Afin d'imposer la propriété personnelle. Alors, l'humain-moyen re devenu propriétaire se sentira sécurisé. Lassé de l'ordinaire, il re cherchera et re trouvera la méthode pour avoir les plus belles fleurs. Prêt à re jeter des pierres, sur ceux qui auraient la mauvaise idée de s'approcher trop près de son bien. Mais tôt ou tard, un voisin‑jaloux re parviendra à esquiver et à re voler une de ces fleurs pour s'en ré approprier le secret. Ceci, afin de ré améliorer sa propre production et redevenir le N° 1 d'un marché de nouveau ré imposé. Suite à quoi, le propriétaire-volé voudra rétablir sa supériorité et re concevra une autre recette. Mais échaudé par les agissements du voisin-jaloux, il re voudra re défendre âprement ce qu'il re décidera être son bien privé. Comme il l'avait fait avant ce renouveau ! Ainsi, dès qu'il reverra un voisin-voleur-jaloux ré approcher de ses fleurs, il lui re lancera une pierre plus grosse pour l'éloigner. Le voisin-voleur-jaloux-blessé re voudra se venger et s'il se sent moins fort, retrouvera le procédé pour pallier cette faiblesse. Guidé par ses gènes originels et le souvenir des temps qu'il pensait révolus, il re fixera un caillou taillé en pointe au bout d'un bâton. Afin de pouvoir ré attaquer l'ennemi ainsi redéfini, sans trop de risque. A son tour, le propriétaire-volé-menacé re fabriquera donc un bouclier et le voisin‑voleur-repoussé, re confectionnera le lance-pierre pour mieux re tuer de plus loin, le propriétaire‑volé‑protégé.

En conséquence, les voisins-voleurs se re réuniront pour re voler avec de plus en plus de cruauté gratuite et le voisin du propriétaire-volé-attaqué reverra en ces voisins‑voleurs-tueurs, une ancienne future menace pour ses propres cultures. A son tour, il re ralliera des voisins-amis-propriétaires, pour re reconstruire une paix personnelle en se re débarrassant des voisins-voleurs-unis. Ceci étant, chacun voudra de nouveau ré avoir sa paix bien à lui et l'on re déguisera la répartition équitable des biens, en guerres de conquêtes. Pour finir, on réinventera des armes toujours plus puissantes que celles des adversaires et tous les "humains-moyens-voisins-jaloux-propriétaires-volés-voleurs-blessés-menacés‑repoussés-protégés-attaqués-amis-tueurs-unis" rechercheront, comme à leur habitude, à se re tuer entre eux. Mais pour mieux revivre en sécurité, les voisins‑soucieux des voisins-tués et des voisins-tueurs,  revoudront se prévenir de toute agression. Pour ce faire, ils ré élimineront au hasard les proches des voisins‑voleurs-tueurs et même ceux des propriétaires-attaquants-agressés. Au cas où … et lorsqu'on aura repoussé tous ces dangers environnants, on ira de nouveau le plus loin possible. Pour massacrer les voisins-éloignés, qui pourraient aussi ré avoir l'envie de revenir voler. Toutefois, les propriétaires-menacés n'auront pas toujours le temps d'aller tuer ailleurs. Alors, on recherchera des voisins-guerriers qui accepterons d'aller à la place des autres, pour assassiner tous ceux qui revoudront aller trop loin. Et l'on finira par rebâtir tout ce que chacun disait ne plus vouloir. Ceci, afin de protéger des fleurs‑personnelles-cultivées-sur-la-terre-à-tout-le-monde. A la fin, beaucoup trop de propriétaires décideront que la guerre rapporte bien plus que la paixet tout reprendratrès vite sa place d'aujourd'hui.

...

PtK

EN ANNEXE, sur ce site :

 

Les dessous de la paix.

Peut-on espérer vivre en paix, dans des civilisations sans cesse repensées dans la guerre ?

Les guerres les plus salement meurtrières se déroulent à l'arrière du front … sans faire de bruit.

Comment avorter ces guerres, depuis des siècles engrossées par l'homme et enfantées par lui même ?

En dehors de vos sociétés.

Allez dans votre paix, je ne veux plus de vous dans la mienne.

Je voulais vivre heureux. Mais un jour, j'ai rencontré l'homme …

Guerrier repenti, j'ai déposé mes armes à vos pieds. Alors, vous m'avez vendu les vôtres.

PtK (... lire la suite)

 

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14 juillet.

... Ils étaient vraiment tous là !

Tous les enfants des anciens combattants

Et tous ceux des nouveaux,

Même les pères des prochains …

Auxquels on voudrait bien faire croire,

Que l'on peut faire la guerre comme on fait un enfant.

PtK (... lire la suite)

 

-o-

 

More majorum.

Mais tais-toi donc, l'ancien ! Personne ici ne croit,

En cette loyauté empalée sur ton choix,

La peur du sacrifice accepté en leur nom,

Repousse ton honneur, du pied de leur pardon,

 

Car ils ne cherchent pas, pourquoi toujours la guerre

Et ils n'apprennent pas comment ne plus la faire,

Car ils ne trouvent pas, comment vouloir la paix

Et ne pardonnent pas de savoir que tu sais.

PtK (... lire la suite)

.

 

A propos ... de l'Epiphanie.

L'Épiphanie est une fête chrétienne qui célèbre la visite des rois mages au petit Jésus, le Messie dans le monde. Elle a lieu le 6 janvier. En France, puisque ce jour n'est pas férié, elle est souvent reportée au dimanche suivant ou anticipée au dimanche précédent. Épiphanie est un mot d'origine grecque, Ἐπιφάνεια (Epiphaneia) qui signifie « manifestation » ou « apparition » – du verbe φάινω (faïnò), « se manifester, apparaître, être évident » – et dont l'utilisation est antérieure au christianisme. La fête s'appelle aussi « Théophanie », qui signifie « manifestation de Dieu ». Cet ancien nom subsiste aujourd'hui dans le prénom féminin Tiphaine (en anglais Tiffany). La fête était à l'origine, jusqu'à la fin du IVe siècle, la grande et unique fête chrétienne de la manifestation du Christ dans le monde : incarnation, Nativité, manifestation par la venue des mages, manifestation par la voix du Père et la colombe sur le Jourdain, manifestation par le miracle de Cana. Depuis l'introduction d'une fête de la Nativité (Noël) le 25 décembre, l'Épiphanie s'est spécialisée de façons diverses selon les confessions et a adopté des sens variés.

 

-o-

 

L'EPIPHANIE

 

(f) Etym. Massaliote (Marseillaise) [Cf.] 3 à 0, puis 5 à 0, puis 9 à 0, puis 11 à 0 … et puis Fanny ... .. et puis de pis en pis, et pis fini et puis Phanie ... Epiphanie.

 

Historique :

Certains disent que l'Epiphanie serait une commémoration adoptée lors de la découverte de l'étoile du sud et dont l'origine incertaine serait relatée dans les colonnes du quotidien "le Papyrus de l'Est".

* Source probable : voir les carnets de la journaliste LEROUÂT Madje, retrouvés après qu'elle ait perdu le nord durant un reportage en Afrique de l'ouest.

 

Toutefois, selon certains articles rupestres des chroniques de la rubrique à LASFERRE Céleste, parus sur les murs de la revue rock à Madourre Gaston, cette fête consacre en réalité la fameuse découverte de l'étoile du Nord. Faite, selon des bruits de couloir, par l'imprésario d'une star du zénith, alors au firmament de sa renommée : le tribun Marcellus Lepaul du nord de Jéricho. Un agent artistique qui promouvait sans tambour ni trompette, la carrière de Madelon Soulatonaile. Une vieille égérie de l'échanson Français devenue alcoolique, accompagnée d'un petit orchestre de salpinx greco-Inuit et subitement rendue célèbre par son interprétation du langage des signes en verlan.

Désireux de profiter de l'opportunité, Lepaul erre à la recherche d'un rédacteur d'arctiques de presse composant pour la voie du Nord. Dans le but de lui vendre son témoignage en exclusivité. Mais il se fait vite rembarrer par le journaliste Armand Drédecaux, qui ne tient pas trop à s'occuper de ces petites affaires de chaud buzz. Nullement  découragé, Lepaul tourne un peu en rond et s'aiguille finalement sur une autre voie, revendant tous ses droits à un conseiller en circuits touristiques. Le fameux guide : Rémi Chelin. Lequel acceppte immédiatement et s'empresse d'inscrire cette nouvelle momie nova, dans la liste des signes conventionnels de son vieux vade-mecum routier. La nouvelle mouture du répertoire de la gastronomie de luxe triplement Astrée, telles les fameuses "Auberges ***", est un vrai succès. Immédiatement mise à profit par les rois mages, qui n'arrivaient pas à bien suivre l'Etoile du Berger. Peu habitués à la vie de la campagne, ils s'écartaient sans cesse du nord en lui tournant le dos par méconnaissance et commençaient par devenir chèvres, en suivant la planète d'un gardien de troupeau quelconque.

Il est vrai que le plan des voies romaines et des autochaussées latines ainsi jalonnées, est une véritable révolution pour le réseau pédestre de l'époque. Ce qui permet enfin aux alphabètes de prendre d'autres chemins que ceux qui mènent à Rome et d'aller où bon leur semble. Quant aux erres aunées approximativement et exclus du système astrologique, elles sont obligées de tourner en rond. Pour ne pas se borner à poireauter inutilement dans un champ de mines confites, en attendant l'arrivée d'un guide de haute campagne. Autre preuve de l'intérêt vital de ce nouveau code de la croûte terrestre, c'est que le quatrième roi mage qui ne savait pas lire, a gardé ses pieds dans les stars-dingues-blocks toute sa vie. N'ayant jamais pu trouver le bon itinéraire menant à la dernière étable du tour de transe. Mais ceci est une autre histoire.

 

D'après les anciennes autobiolithographies, retrouvées dans la marbrière des galeries marchandes du carreau du temple, il est précisé que les trois rois mages éclairés se sont embringués dans cette histoire de crèche par étourderie. En fait, ce sont des spécialistes de l'import-export et sont les premiers à vouloir faire des études de marché interrégional. De plus, si l'on en croit une certaine légende, ce sont eux qui mettent en place les premiers démarchages à domicile. C'est entre autre pour cette raison, qu'ils deviennent tout naturellement les Saints Patrons des V.R.P. (Voyageurs à Référence Polaire). Mais tout n'a pas été sans mal. Quelques minutes après J.C, répondant à une invitation lancée par monsieur Dieudonné Tairnel (ce qui d'ailleurs n'a jamais été totalement prouvé), les trois potes-en-tas acceptent d'aller présenter leurs hommages au fiston. Bienheureux de pouvoir étendre leur société de vente par correspondance télépathique et par là même, pouvoir consacrer leur poste d'ordonnateurs via Internaître. Pour ce faire, le premier roi prend son coupé deux babouches à injonction directe et emprunte la nationale VII afin de prospecter le sud. Avec en tête le projet de faire connaître les produits de sa mine à Myrrhe, qui nettoie toutes les étables du sol au plafond. De son côté, le deuxième prend son temps. Tranquillement installé dans sa quatre‑mules décapotable, il va de ferme en ferme pour promouvoir des brins d'encens au fumier naturel, qui permettent de chasser toute odeur de sein tété dans les recoins extraconjugaux.

 

Quant au dernier, il est fait comme un rat. Piégé par le corps d'élite de la douane Phénicienne qui lui a tendu une souricière. Alors qu'il tente par tous les moyens d'échapper à l'I.S.F, en passant des barres-lingots parfumées au sucre d'or sans les avoir déclarées au confiseur du poste frontière. Pressentant que toute cette histoire risque de lui coûter bonbon, le rat mage essaie de détourner l'attention, en présentant ses hommages aux corps beaux des esthètes en uniforme. Seulement rien n'y fait. Alors, d'un geste maladroit esquissé par le majeur gauche pointé vers le ciel, il désigne l'endroit d'où est venu ce message. Lequel, selon ses dires, l'a mis dans cette position inconfortable. Se rendant compte de l'incongruité de son geste, le sire rose d'émotion s'enfile un grand coup de rouge pour se redonner du courage. Tout requinqué mais tout blanc d'émotion, il tente d'expliquer que ce sont là des cadeaux pour le messie mais non pour son profit personnel. Comme le suspect sifflote un air de ne pas y toucher en levant de nouveau les yeux au ciel, les préposés au péage  des autres routes, en dehors de celle-ci, commencent à se poser des questions. Le loustic semble avoir des amis très haut placés dans des sphères carrément célestes et les veilleurs d'ennuis n'ont pas trop envie de se retrouver dans le potage. Ils relâchent donc le gaspard chaud, pour ne pas courir le risque d'être condamnés aux arènes et celui-ci peut tranquillement continuer son petit bonhomme de chemin.

Malheureusement, cette très belle histoire sur la vie des rois mages, est lamentablement détournée au bout de quelques siècles et ce, dans un intérêt purement commercial. Pire et aussi incroyable que cela puisse paraître, cette parodie sévit encore de nos jours. Elle s'est même vulgarisée, sous forme de publicité populaire incitant à une consommation anti-républicaine. En effet, à partir de 1789, ce sain événement est pris en mains par de riches pâtissiers royalistes pétris d'avidité. Il faut bien dire qu'à cause des coupeurs de têtes qui raccourcissent à tire larigot les porteurs de noms à rallonge, le commerce des petits fours pour soirées mondaines semble définitivement cuit. De ce fait, les confiseurs nantis ont beaucoup moins de bouches à nourrir et par conséquent, la consommation de leurs mignardises s'en trouve naturellement fort menacée. Lorsqu'ils constatent que leurs denrées périssables sont en train de pourrir à vue de nez, les pâtissiers sentent en un clin d'œil que la diminution de leurs bénéfices va augmenter dangereusement. Il leur faut donc trouver un moyen de se débarrasser de leur stock à bon compte et vite fait.

 

Ainsi, sous prétexte de vouloir partager leur galette avec les paysans qui n'ont pas même une seule brioche en poche, ils inventent en catastrophe la fête des Rois‑ouvriers. De la sorte, ils peuvent profiter du marché noir pour brader leur pain blanc et du même coup, calmer l'appétit révolutionnaire de toutes les bonnes pâtes qui veulent se sortir du pétrin. Sans se démonter le moins du monde, les mitrons vont directement sur les places de grève avec une petite panière autour du cou et des couronnes de pissenlits en bandoulière.

Proposant ça et là leurs tartelettes avariées, aux juillettistes qui ont pris une armée sabbatique pour mieux réfléchir à leur condition. Par la suite et afin de mieux sceller cette future tradition, les fourniers mettent en place un artifice pour fêter l'événement. Cherchant à flatter l'ego des différents infortunés, ils moulent leurs vieilles friandises en forme de petite loterie nationale. De telle sorte qu'on puisse la faire tourner chez soi, pour jouer au roitelet en famille. Le but du jeu étant de couronner les sans‑culottes qui tombent sur les fameuses fèves taxidermisées, cachées dans les galettes au saindoux. Lesquels sont momentanément investis du pouvoir d'envoyer les p'tits Louis éliminés, se faire rhabiller avec une plume d'Autriche subtilisée dans le dressing-room de la Marie en toilette. C'est ainsi, qu'abusant de la crédulité des paysans éblouis, les pâtissiers véreux peuvent tranquillement vidanger leurs vieux entrepôts de tartes fourrées à la pâte d'amande. Qui en fait, ne sont que de vulgaires boudins de frangipane enrobés de simple pâte feuilletée et coûtant malgré tout 0,004615 % du revenu d'un smicard républicain moyen.

Toutefois, nonobstant un gouvernement monarchique coupé net en 1793 et à peine suivi de quelques hoquets royalistes avant la pleine démocratie, la traditionnelle galette des rois continue à se partager dans nos foyers démocratiques. Mais sans pour autant contribuer à répartir équitablement les profits nationaux. Pour couronner le tout, des gangs de prothésistes dentaires anti-royalistes, sponsorisent les fabricants de nains de galette pour armer leur propre révolution économique. Bénéficiant ainsi d'un moyen de rançonner les consommateurs renégats, qui se cassent les dents sur les petites fèves ... en produit céramique non coloré, fin et translucide, à pâte non poreuse, recouvert d’un enduit vitrifié.

 

PtK

 

 

A propos ... du jour de l'an !

Le Jour de l'an ou Nouvel An est le premier jour de l'année d'un calendrier donné. Par extension le terme désigne aussi les célébrations de ce premier jour de l'année. Pour les calendriers solaires (comme le calendrier grégorien), la date du Jour de l'an est fixe d'une année sur l'autre, alors qu'elle est dite mobile dans le cas des calendriers luni-solaire (comme le calendrier chinois).

 

On dit que ...

 

... le Nouvel An est une fête d'origine païenne qui vit le jour vers 46 avant notre ère, sous l'impulsion de Jules César. Celui-ci décida que le 1er janvier serait le Jour de l'an. Les Romains fêtaient le Nouvel An selon le calendrier julien, encore utilisé aujourd'hui par les églises orthodoxes serbe et russe. Les Romains dédiaient ce jour à Janus, dieu païen des portes et des commencements. Le mois de janvier doit son nom à Janus, qui avait deux visages : l'un vers l'avant, l'autre vers l'arrière.

En France, le Jour de l’an n’a pas toujours été le 1er janvier : la nouvelle année commence à cette date depuis 1564. C’est le roi Charles IX qui, dans un édit promulgué à Roussillon le 9 août 1564, fixa le début de l’année au 1er janvier. Pour les peuples usant du calendrier solaire, le Jour de l’an a beaucoup changé au fil des siècles, au gré des Églises, des époques et des pays.

En France, aux VIe et VIIe siècles, dans de nombreuses provinces, le Jour de l’an était célébré le 1er mars. Sous Charlemagne, l’année commençait à Noël. Du temps des rois capétiens, l’année débutait le jour de Pâques. En conséquence, les années étaient de longueur très variable. Cet usage fut quasi général aux XIIe et XIIIe siècles et même jusqu’au XVe dans certaines provinces. Les généalogistes des rois de France devaient donc jongler avec les dates en fonction des lieux pour raconter l’Histoire car auparavant le début de l’année variait selon les provinces : à Lyon, c’était le 25 décembre, à Vienne, le 25 mars… L’édit de Charles IX mit tout le monde d’accord.

* En 1622, cette mesure fut généralisée par le Pape à l’ensemble du monde catholique, notamment pour simplifier le calendrier des fêtes religieuses (wikipédia).

 

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Mais voici la véritable origine du Jour de l'An ...

 

... c'est un jour férié que l'on doit à monsieur Silvério Jourdelan, surnommé Sylvestre Toucourt par un titi Parisien. Sylvestre, issu de l'immigration clandestine, est de souche Lusitanienne et malgré ce handicap, il va bouleverser la sphère immobilière mondiale. Premier portier à entrer en fonction officielle il va permettre, grâce à son initiative originale, de booster le marché du travail et de l'industrie postale. C'est notamment à partir de cette nouvelle création d'emploi très vite universalisée que plus tard, vont être entamés les premiers travaux sur le digicode.

Sylvestre est probablement né durant la période de Noël, en Avent 1749/Après sa mère Crépusculão Vailledefette.

Les seuls éléments vraiment fiables en notre possession, nous permettent de penser qu'il voit le jour vers 11h45, dans une région située à l'extrémité sud-ouest de l'Europe. Une contrée formée de plateaux descendant en gradins vers l'Atlantique, au climat souvent chaud et sec en été, surtout dans le Sud et parfois tiède et humide en hiver, surtout dans le nord. La maman est une femme plutôt discrète et c'est pourquoi on ne sait également que peu de choses sur la famille "Vailledefette". Laquelle est devenue famille "Jourdelan" à son arrivée en France pour ainsi, avoir son nom en première place dans les futurs calendriers des postes inspirés par son fils.

* Cependant, dans les annales de l'Académie des "Scripts & Belles-lettres", il est dit que l'étymologie de ce patronyme d'origine incertaine, pourrait venir d'une aïeule de Crépusculão. Laquelle se serait appelée Aũrora dé Katsézon (f) Etym. Maraîchère (cf) AURORA, puis AURORE : jour, et QUATRO ESTAÇÕES, puis QUATÇÕES et finalement KATSÉZON : de l'an). Mais ça reste encore à prouver.

 

HISTORIQUE.

 

Un beau matin, Sylvestre est emmené par sa mère, une égérie éclairée de l'obscurantisme brésilien, obligée de fuir la politique de Pombal (ville située au nord de Santiago de Litém) qui impose un sombre régime de despotisme. C'est vers 09h18, que la petite famille arrive sur les côtes Lusitaniennes. A bord d'une caravelle‑people de fortune, pilotée par l'arrière petit fils du neveu de l'ami d'un bosco de Christophe Colomb. Là, après avoir fait l'Atlantique, Sylvestre doit faire la manche pour subvenir aux besoins quotidiens. Seulement, le pays est pauvre et les boutons de culottes récoltés dans sa sébile, ne suffisent même pas à simuler une rougeole pour toucher des indemnités maladie. La famille décide donc d'immigrer à Paris où, dit‑on, la main‑d'œuvre outre Pyrénéenne est très recherchée. Mais en vérité, ce ne sont que des on‑dit. Sylvestre est donc temporairement obligé de se contenter du R.S.A (Revenu pour Sans-emploi Agréé), tout en espérant trouver très vite un labeur convenablement pourboirisé à la B.R.B (Baraque Républicaine pour le Boulot). Malheureusement, le temps passe et sans parchemin de séjour, il rencontre quelques difficultés pour se faire embaucher. Alors il survit tant bien que mal, grâce à des heures de ménage effectuées au noir à l'aide d'un blanc-seing vendu par le fameux titi Parisien. Cependant, le temps repasse et Sylvestre commence à vraiment désespérer. Mais à peine trois cent dix ans et un jour après que les croisés de Raymond de Toulouse se soient emparés de Jérusalem, c'est la consécration. Au bout de 120 mois de bons et loyaux services comme balayeur à la cour des miracles, une petite révolution bouleverse le quotidien de Sylvestre. Juste après la grosse, qui a bouleversé celui des Français en général. Même ceux en caporal, d'ailleurs.

 

Le 23 octobre 1789,11 il trouve enfin un C.E.S. (Contrat d'Emploi Sous-payé), comme garde des corps d'un immeuble moderne pouvant fermer de l'intérieur. C'est un promoteur de la rue du Général de Lutèce, à la recherche d'un homme sérieux pour garder l'entrée de son édifice, qui lui propose le poste. Sylvestre devient alors le premier gardien d'immeuble de la cité parisienne à être reconnu par ses pairs et bon an mal an, par les proprios des Nos impaires. Un peu poussés, il faut le dire, par monsieur Marcel Haussmann. Lequel, en attendant d'avoir un fiston qui peaufine le travail, commence déjà à vouloir réorganiser tous les environs de la Place de la Comète. Ceci, dans l'intention de remettre un peu d'ordre dans une capitale, mise sens dessus dessous avec la manifestation générale des sans‑culottes. Une bande de casseurs miséreux, qui voulaient bien supporter d'avoir les boules, mais de pain ... et non pas de Brioche.

 

Au début, Sylvestre est fou de joie d'avoir un travail pour occuper ses journées. Il se marie même avec une Portugaise rencontrée lors de la fête à la morue, au dancing du faubourg Poissonnière. Mais il déchante très vite. A cette époque, les détritus se jettent toujours par la fenêtre et comme le petit Eugène Boîtahordur n'est pas tout à fait né, Sylvestre n'a pas de poubelles à sortir pour occuper ses soirées et ses matinées. Par conséquent, le factionnaire venu de la banlieue Lisbonnaise pour bosser afin d'acheter une maison au pays, commence à se poser des questions. Comme il n'a pas dans la main ce que sa femme a en bonne quantité sous les bras, de se voir planté journellement sous le porche comme une boîte à lettres, finit évidemment par lui faire perdre patience. Au bout d'une quinzaine d'années de réflexion, il juge enfin qu'il est inutile de garder 24 h sur 24 h un portail de 5 mètres de haut sur 6 mètres de large, pesant quelques bonnes centaines de kilos et qu'on ne peut emporter, comme on prend la porte pour rentrer chez sa mère. Hé oui, après avoir développé le ragot, pour maintenir les portiers en état de veille, Sylvestre s'ennuie de nouveau. C'est en voyant un huissier porter les avis en mains propres, qu'il a une idée de génie. Sans demander de permission à quiconque, il décide de trier les communications écrites destinées aux résidents de son immeuble. Des missives qu'il veut classer par ordre de grandeur et distribuer lui-même. Tout d'abord, afin d'éviter les éternels embouteillages de messagers arrivés des six coins de l'hexagone en chaise à porteurs, pour transmettre les dernières nouvelles du mois dernier. Cette décision semble plaire et devant le succès obtenu, Sylvestre propose ensuite de s'occuper du courrier départ. En faisant l'intermédiaire avec les scribes publics postés dans des quartiers éloignés, avec une chaise de la R.A.T.P. (Réduction Autochtone des Troupeaux de Porteurs). Les locataires sont unanimes et la start-up : "Your lettres par car !" commence à intéresser les résidents des alentours. Sylvestre décide alors de développer son projet pour devenir plus compétitif. Mais comme il est un peu trop ralentit par ses baskets en bois creusé, taillées dans du bois de Boulogne dont on fait les calumets, il recherche des partenaires commerciaux. C'est ainsi qu'il sous-traite avec "Chrono potes", une agence de chaises de livraison express, alimentées au carburant domestique et affectées au service post-scriptural de la cité. Une fois le problème réglé et que tout semble mis en place, les locataires peuvent alors régulièrement communiquer avec l'extérieur. Sans pour cela être obligé de faire la queue à la station du coin, dans l'éventuel espoir de trouver une paire de porteurs libres. Ce qui n'est pas évident. Car avec la vulgarisation de l'abécédaire et du normographe, les fidèles coursiers ont un travail fou et beaucoup de mal à soutenir la cadence imposée par les nouveaux alphabètes qui veulent "twitter" avec leurs potes. Ce qui a pour conséquence, d'initier rapidement la fusion du groupe des coureurs à pieds de douze verres au cent, avec le pool des timbrés postés devant chaque agence et chargés de valider les missives. C'est la naissance du service des P & T (Paperasse & Trott'communication), l'une des grandes trouvailles du siècle. Laquelle va permettre à l'idée de mondialisation, de faire ses premiers pas dans les neurones de la ville. Sylvestre est bienheureux de son état de grâce et après un travail forcené, il acquiert une solide expérience au sein de la société des gens de lettres. Philanthrope, bien avant d'être philatéliste, il transmet presque gratuitement son savoir à de nombreux fidèles. Lesquels, avec l'enseignement philosophique de la vérité par leur mentor, donnent au porteur de courrier de la noblesse tous ses quartiers d'humble condition. C'est pourquoi, Sylvestre devient tout naturellement, le Saint Patron des ouvriers des Anciennes Messageries de Lutèce. Mais tout ceci, n'est qu'un bref résumé. Il faut savoir la profession a eu un peu de mal à s'installer.

 

Au début, les nouveaux gardiens de la paix du locataire peinent à trier dans de bonnes conditions. Continuellement obligés de se mettre en quatre, afin de pouvoir travailler en toute confidentialité dans le petit coffre des nouveaux tabourets à porteur décapotables. Des genres de secrétaires particuliers à chaque ergonomie fessière et installés dans le grenier. Pour ne pas déranger l'épouse qui nettoie les marches de l'immeuble à longueur de journée. Ce qui dans le fond, n'est pas plus pratique. Car même si descendre le courrier demande moins d'efforts que pour le monter, il faut bien regrimper là‑haut une fois le boulot terminé. Ainsi, lorsqu'en 1792 on enferme l'usurpatrice à la Conciergerie, Sylvestre & C° sautent sur l'occasion et en demandent une pour chacun d'entre eux. En trois bonds deux mouvements, les nouveaux préposés au poste de concierge emménagent dans des compartiments construits sous les niches d'escaliers. De coquets réduits, agencés par la Grande Loge des francs-maçons Transalpins. Une Obédience constituée par des plâtriers demandeurs d'asile, venus pour aliéner leur savoir-faire à celui des spécialistes Français du mur en torchis. Au début, les loges sont assez modestes. Juste aussi grandes que des casiers pour répartir le courrier, mais à l'intérieur desquelles les concierges peuvent enfin travailler debout. Tout en reniflant les resquilleurs entrant, qui passent en courant d'air devant le guichet sans dire leur nom. Ce qui n'émeut pas plus que ça les gardiens de meubles entreposés en appartement. Car ainsi, bien qu'illettrés de père en fils et analphabètes de mère en fille, ils peuvent également trier les faux plis de la vieille aristocratie grâce à leur odorat très développé. Séparant avec adresse les billets doux parfumés d'adultère, d'avec les bafouilles des amoureux transis. De même que les missives à tête chercheuse des célibataires endurcis, les correspondances des usagers métropolitains, les messages des pigeons d'Air Mail, les avis des maîtres chanteurs, les dépêches des coureurs de dot … et tout ce qui ressemble de près ou de loin à un écrit.

 

Comme ces nouveaux titulaires des postes de tri sont entrés en fonction publique à compter du premier jour de l'an 2, ils le baptisent jour de l'an d'eux. Puis, étant donné que "le temps c'est de l'argent", ils abrègent le tout pour en arriver à "jour de l'an" tout court. D'abord en l'honneur de leur Saint Patron et ensuite, pour ne pas avoir l'air de prendre leur coup de génie au pied de la lettre. Au risque de passer pour des mégalos, en se faisant prendre au mot par la vieille Académie des neufs. Un hospice d'anciens encore très en vogue dans la capitale, aménagé dans un salon de mise en plis et fondé par un riche lieutenant. Une ancienne estafette d'un des perruquiers du roi Louis XVI, passionné de grammaire. Cet asile, plutôt huppé, est essentiellement réservé aux érudits lettrés. Des têtes solides, qui s'évertuent à préserver le principal outil de communication des monoglottes du royaume de France et qui ne font pas que dans la dentelle. Il vaut donc mieux prendre cette Académie par la bande et ça, ce n'est pas vraiment du billard. Car l'Institution, craignant la venue des nouveaux pros de la missive, voit d'un très mauvais œil ces incultes qui répande le savoir à tour de bras en triant bêtement à vue de nez. Contestant même leur statut de travailleurs dénigrés, tant qu'ils ne se font pas fait désanalphabètiser par un membre de la faculté. Même si ce dernier n'a plus tout à fait les siennes.

N.B : Aujourd'hui encore, au 21e siècle, ce jour est très attendu par les distributeurs de billets de papier en quatre et monnayé pour l'occasion. Puisqu'afin de marquer l'évènement, le jour de l'an est plus particulièrement consacré aux étrennes des gardiens et ce, depuis l'invention de la maison à plusieurs niveaux. Mais à l'époque, il faut batailler dur pour en arriver jusque là et les concierges ne sont pas vraiment à la fête. Quoique l'on en pense.

 

Depuis toujours, le Français moyen est habitué à n'attendre avec crainte que les derniers jours mensuels de l'année. En effet, des premières Huttes à Loyer Modéré, aux premiers donjons bâtis à l'horizontal, chaque veille du premier jour des mois suivants (selon les calendes établies par St Planning), est consacré au paiement des factures. Par la suite, du rez-de-chaussée jusqu'à la grande marche populaire de 1789 et quelques, on préfère débourser a peu-près chaque avant-veille du lendemain de ce jour premier (selon le calendrier républicain). Alors que depuis leur validation dans le grand monde du travail, les courriéristes manuels français sont eux, habitués à n'attendre impatiemment que ces mêmes quelques derniers jours mensuels, ces veilles approximatives du premier jour des mois suivants ou autrement nommés, peu leur importe. Moment lucratif où ils perçoivent les loyers, accompagnés de la petite pièce pour services rendus à la mission. Ainsi, malgré les nombreuses querelles paysano‑bourgeoises, les rentes mensuelles jusqu'alors réservées aux nantis, font parties du train‑train quotidien de tout un chacun. Selon les jours, il s'entend. Alors pour célébrer bon gré mal gré la distribution des pécules de complaisance, les proprios continuent de perpétuer la tradition. En étalant ces festivités domestiques sur les douze mois de l'année. Ça n'est que par la suite, afin de faciliter le boulot des imprimeurs des postes qui travaillent par rangées de douze colonnes à la une centrale, que l'on place tout simplement et très spécifiquement ce jour vers le 30 ou le 31 et parfois même le 28 ou le 29 (selon le contrat établi par le syndic ecclésiastique). Seulement, peu à peu, ce petit quelque chose donné aux gens d'escalier qui montent récupérer les loyers, ne les satisfait plus tellement. Car en fin de compte, ces deux fois six petits "quelque chose" ne leur font que douze fois rien à la fin de l'année. De plus, lorsqu'ils s'enhardissent à réclamer un treizième mois pour améliorer le repas du réveillon, c'est la panique. Les locataires qui ne veulent pas d'un loyer supplémentaire, parlent de licenciement et les envoient se faire cirer à grands coups de pompes. Mais les concierges menacés d'une mise à pied, vont bientôt avoir l'occasion d'une belle revanche. Une botte secrète qui va leur permettre enfin de trouver chaussure à leur pied. Nous sommes déjà en décembre. A seulement quelques centaines de milliers de minutes de cette fin de révolution glorifiée par un échanson alcoolique devenu célèbre, un certain rougeaud de Lille, les représentants des hommes de lettres de l'institution publique profitent de la zizanie. Le syndicat des Potes et Télépathes prend alors les choses en mains. Il a des visions sur l'avenir du courrier dans notre vie quotidienne et prévoit même les évènements de prairial 68. C'est ainsi que sous le sceau du secret, il se prépare à écrire une belle ½ page de l'histoire de France.

 

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En parallèle avec l'élaboration du premier code urbain ébauché par le du Pape Piequi Chante VI, lequel bullait dans la nef et rédigé par le cantonnier du Vatican, les syndicalistes tracent la route. Tout d'abord, ilsrevendent leur cabane de réclamations des Prud'paysans etdécident de se moderniser en achetant un tribunal de Prud'hommes. Ensuite, spéculant sur les divers chantiers de rénovation mis en place grâce la révolution des mal-culottés, les facteurs de croissance en profitent pour s'agrandir. Ils s'offrent du matériel scribomatique et rédigent un pavé à l'intention de monsieur Bellamare, chroniqueur au Journal Officiel. Cette lettre ouverte, a pour but de clore toute négociation avec le Mouvement des propriétaires de France. Lesquels veulent à tout prix imposer un plan social d'urgence à l'encontre des gens d'en bas, comme on a pu le lire plus haut. Ce qui a pour conséquence d'énerver quelque peu les camarades syndicalistes, ainsi que leurs adhérents et la réaction ne tarde pas à venir. Bouche bée, tous les poteaux, untel et graphiste réunis, décident de faire grève. Ceci, tant qu'un amendement abrogeant tous les arrêtés concernant l'annulation des primes à l'emploi des travailleurs pédestres, ne permettra pas d'ouvrir de nouvelles perspectives. Mais chaque parti campe sur ses positions et le conflit se durcit. Les concierges menacent de prendre la porte et les proprios, qui ont lourdement investi dans le portail en chêne, capitulent enfin. Alors, se basant sur le nouveau code du travail, rédigé par Albert Cossard le 1er futur mois de mai de la même année, les syndicalistes peuvent légalement remettre les compteurs à zéro et repartir d'un bon pied. Une fois ses arrières assurés, le Parti de la Commune liste ses revendications et lance son arrière-garde en avant pour la faire respecter. Ainsi, devant la menace des agents artistiques de la compagnie des gardes-champêtres qui chantent a cappella leurs avis à la population, le Parti impose une loi contre la pollution acoustique. Exigeant une intensification de l'écrit, qui semble bien plus écologique dans cette atmosphère vociférante. Les camarades remportent cette nouvelle bataille et peuvent enfin murmurer victoire. Ce faisant, les portiers rassurés par la tournure des évènements s'enhardissent et prennent pour référence, les nouvelles règles du calendrier moderne édité par Monseigneur Bignole 129 bis. Une sorte d'éphéméride standard, illustré par les taxidermistes de la Marne. C'est un assez bel ouvrage animalier domestique qu'ils comptent bien commercialiser. Afin d'épongerleurs investissements dans le ressemelage et rentrer dans leurs écus. A partir de ce moment, on décide de regrouper les trop modestes oboles des anciens derniers jours mensuels, en un unique gros pourpicoler annuel. Afin de marquer le coup, on en boit un à la bonne santé de ces prochaines nouvelles étrennes du tout nouveau "PREMIER JOUR DE L'AN", né en pleine période de la Nativité. Pour officialiser l'évènement, une cérémonie est organisée au salon du livre. Parrainée par William Klaxon, le dernier survivant des "pouêts" disparus. Finalement, les différents syndics de l'immobilier réalisent malgré tout que réduire les allées et venues inutiles dans les étages très obscurs en ces temps troublés, permettra de diminuer assez conséquemment les factures Bougies De France.

 

Toutefois, certaines rumeurs bigotes prétendent, encore aujourd'hui, que ce regroupement des aumônes mensuelles a été décidé dans un but essentiellement spirituel et humanitaire. Soit disant, pour permettre aux gardiens cul-de-jatte d'être sur un même pied d'égalité avec leurs confrères. En effet, ces deniers pourraient grimper les escaliers quatre à quatre, afin de rafler tous les pourboires avant leurs collègues déstabilisés. Ce qui aurait mis à mal le droit à l'égalité des hommes, inscrit dans la déclaration du même nom. Une loi proclamée le 26 fructidor à 23h47, au cercle de la Marina de Neuilly-sur-Seine et paraphée par l'évêque de Varennes, principal signataire du dit document. Prenant ainsi le relais du curé de Sainte-Menehould. Lequel était déjà cosignataire des devoirs de la femme, proclamés au salon des arts ménagers de la Porte de Versailles, le quartidi 09 frimaire à 14h30. Mais si l'on en croit les dires d'un défroqué convertit au naturisme et qui ne supportait plus l'habit, la vérité serait tout autre. L'église aurait béatifié Sylvestre, pour récupérer chacune des étrennes lors de la quête de l'an nouveau. Afin de les partager équitablement entre tous les illettrés qui venaient à cette même messe. En clair, ces obscurs religieux voulaient que les gens de lettres qui ne venaient à la messe qu'une fois tous les 365 jours, puissent faire un bon gros don annuel. Une sorte d'offrande globale de fin d'ânée, faite par ces porteurs de lettres chargées, de coffres‑poste livrés avec accusé de réception, de caisses express et autres broutilles du même tonnage. Offrande qui serait destinée à la fois pour subvenir à leurs frais de représentation et pour sponsoriser la mise en place d'une start-up, qui proposerait de diffuser la bible par Papyrus-mail. Mais ce ne sont que des on dit.

 

En fait, d'après les archives de la 2e Brigade d'Intervention des Colimaçons Urbains, il semble que la vérité soit toute autre. En ces temps de disette, les concierges enivrés par l'appât du gain, montent bruyamment chercher leurs étrennes mensuelles avec leurs gros sabots. De telle manière, que le bruit des écus sonnant et trébuchant ne pouvant tomber dans l'oreille d'un aveugle, suscite bien des convoitises chez de quelconques voyous qui ne sont pas manchots. Notamment dans l'esprit de quelques Gens d'Arme à gauche du droit chemin, qui flairent la bonne occase. Mettant aussitôt en place la première forme de racket commercial de l'histoire, soutenue par le caporal Kapone. Il faut dire qu'en mettant la barre à mine moins haut que la barre des accusés, ceux-ci savent qu'ils ne risquent pas grand-chose. Puisque déjà à cette époque, comme il vaut mieux voler neuf laborieux plutôt qu'un gros bœuf affilié à l'I.S.F, les coquins ne visent que les gratifications. Considérées comme part négligeables par les Trésoriers publics. C'est pourquoi les mauvais garçons préfèrent ne pas péter plus haut que le cul‑de‑basse‑fosse qui leur pend au bout du nez. Mais les sbires l'ont plutôt fin et ne s'intéressent qu'aux deniers de l'inculte. Plutôt futés, ils se servent des derniers modèles de sonar anatomiques pour mener à bien leur affaire. Un matériel moderne mis au point par la police scientifique, qui dressait des oreillards pour les aider dans la lutte contre le crime désorganisé.

* N'ayant pas survécu aux décibels de notre époque, l'oreillard était une sorte d'hybride. Issu d'un croisement entre un chauve souriant et une chouette souris restée chauve de naissance, après être tombée comme un cheveu sur la soupe dans une famille de peigne-culs muridés qui ne voulaient pas de gosses. Ces oreillards, fabriqués à la main dans une éprouvette en étain gradué, étaient entraînés dans un auditorium. En compagnie de quelques esclaves mal léchés troqués au marché aux puces. Ceux-ci permettant d'alimenter un élevage de siphonaptères savants, indispensables au bon fonctionnement de l'appareil auditif rupestre.

 

Bref, à chaque faim de mois émoustillée par les loyers, les pandores installent des écoutes murales pour mieux voir venir les cerbères de leurs bas étages. Discrètement, ils collent deux ou trois oreillards contre le mur extérieur de l'immeuble ciblé et se déguisent en agents naturels pour passer inaperçus. Une fois grimés et le matos bien en place, la bande de chiens policés se met une sorte de puce à l'oreille, en format tique, pour enregistrer les tournées mensuelles des concierges insouciants. Ainsi, à chaque 1/1200ème de siècle, une forte marée chaussée de brodequins de sport [de la célèbre marque des chausseurs de l'armée révolutionnaire «à'bidasse»], s'échoue silencieusement dans les cages d'escaliers sans faire de vagues.

L'attente est souvent longue et le code vénal n'a rien prévu pour occuper les R.T.T (Récréations Temporaires au Travail) des malandrins. Par comble de malchance, en ces temps là les femmes au foyer n'ont pas le droit de sortir et les jeunes filles sans foyer doivent attendre sagement leur tour dans celui des parents. Ce qui n'arrange pas les petites affaires des braqueurs. Alors comme les consoles de jeux n'existent pas, ces derniers doivent patienter au bas de l'escalier et se contenter de rêver à la vie des hauts pour se consoler. Jusqu'à ce que les pipelets soient suffisamment émus par leur collecte annuelle pour que, le moment venu, les argousins puissent leur souhaiter une bonne et heureuse ahanée.

 

Une fois leur récolte terminée et inconscients de la présence des soudards qui veulent les prendre à partie, les clapignoles sautent allègrement de palier en palier avec leurs rouleaux de sous plein les bourses. C'est en cet instant d'euphorie totale, que les serre gens de ville profitent de l'ivresse des lourdiers étourdis, afin de les prendre à partie et les verbaliser à grand tour de matraque pour tapage diurne. Comme de plus en plus de bignoles kangourous en sont de leur poche et ne peuvent plus travailler en paix avec tous ces coups bas perpétrés par les rançonneurs municipaux, le métier périclite. Certains tentent malgré tout de continuer le boulot en mettant des coquilles, mais la première pierre du crime organisé est solidement posée. Alors comme on ne fait pas d'omelette sans casser les œufs, les derniers rescapés déguerpissent. L'ensemble des concierges préférant faire battre l'offert quand il est show dans des contrées plus paisibles, en attendant l'invention de l'ascenseur.

Heureusement, les Pairs de la corporation réagissent rapidement pour enrayer ces malheureux impairs et ne pas retarder le progrès. C'est pourquoi, désireux de stopper l'hémorragie, le Syndicat des Cloportes Anonymes propose d'interdire l'entrée des immeubles aux colporteurs et rançonneurs de tout genre. Puis, au nom de la loi sur la protection de l'environnement, la fédération des portiers professionnels prend la suite et exige de pouvoir placarder ce nouveau règlement intérieur, à l'extérieur de tous les établissements. Dès le lendemain, parrainé par les proprios favorables aux demeures closes et soutenus en cela par Hincmar Trichard (ennemi juré de l'aïeule de Marthe), le syndic obtient des élus Parisiens que les concierges puissent ne monter qu'une fois par an pour les étrennes. Exigeant également que la porte d'entrée soit fermée de 22h00 à 06h00, pour sortir leur agent et le mettre en sûreté.

 

C'est ainsi qu'aux environs de Paris, en 1700 et quelques/Avant la fermeture des bureaux et sous l'égide de Monsieur Eliacin Pierre, gardien originel de gratte-ciel à sept nivaux et détenteur des clefs de la résidence des papes otages de leurs vœux de semer la bonne parole, le texte est paraphé par le Ministère de l'intérieur en couple avec Monseigneur Urbainter, alors archevêque de la ville.

 

Dans le même temps et dans le but de faire de deux Pierre douze coups, une autre loi est votée par Paul Vincenhélézôtre pour que ce jour soit également férié pendant les heures de travail. Afin que les concierges puissent monter tranquillement, sans risquer de se faire descendre par les lardus. Lesquels, heureusement, ne bossent jamais pendant les heures de repos.

 

PtK

 

 

A propos ... de la petite histoire de Noël !

En 1931, une compagnie américaine invente un soda à base de plantes et de cholestérol. Dans la lancée de cette inspiration, on remet au goût du jour le Père Noël. Personnage que l'on dit s'être autrefois appelé Saint Nicolas et importé aux Etats-Unis au XVIIe siècle par des immigrés allemands ... ou hollandais. Ceci, pour inciter les consommateurs à siroter ce breuvage désaltérant en plein hiver et répandre plus facilement la fièvre acheteuse cultivée dans le message publicitaire. Cette compagnie un peu naïve, se pensait capable de vaincre la crédulité de toute une future clientèle dans cette bataille commerciale. Mais elle croyait un peu trop au Père Noël en pensant berner les enfants et dut se contenter d'une demi-victoire. Car on ne la faisait pas, aux enfants. Ils voulaient bien goûter le fameux breuvage, mais pas à ces enfantillages qui tournaient autour d'un gros monsieur du XVIIe siècle, soi disant baptisé de nouveau pour des raisons commerciales.

Mais  non ! Que l'on se rassure. Tout ceci n'est que baliverne. On sait très bien que Le Père Noël existe. Depuis il y a très longtemps, jusqu'à bien des siècles après nous. Pas besoin de datation au carbone 14 pour savoir ça. Il suffit de demander aux enfants. C'est une vérité apprise de source sûre, rapportée par un explorateur du Grand Nord, qui la tient d'un Lutin, qui la tient du roi des rennes, qui la tient d'un bon copain à lui, qui est livreur dans l'usine de jouets. Mais comme Noël est jour de paix pour tout le monde, on veut bien remercier le publicitaire. Lequel, malgré tout, a permis de démontrer aux parents que les enfants ne rêvent pas. On peut même admettre, que le Père Noël soit aussi pétillant que le soda. Mais avec un grand costume tout rouge à la place du verre soufflé, une belle barbe blanche à la place de la capsule, un gros ceinturon à la place de l'étiquette, un beau visage souriant de bonheur à la place du slogan publicitaire et une hotte pleine de jouet à la  place des bulles. Car de mémoire d'enfant, on n'a jamais vu de canette descendre dans les cheminées.

 

Quelque soit le pays, la date ne change pas.

Les enfants ont du mal à retenir celle de la bataille de Marignan, mais ils connaissent le jour exact de Noël. Il se situe pilepoil, entre le jour où l'on envoie sa liste de cadeaux et le soir où l'on a un petit renne qui trotte dans la tête et qui empêche de dormir sans impatience. Là où les enfants pourraient avoir un petit doute, c'est sur l'origine du traditionnel bas de Noël, qui remonte en fait à la fin du XIXe siècle. Les premiers à faire mention du bas de Noël suspendu à la cheminée, furent l'illustrateur Thomas Nast, dans ses dessins et l'écrivain George Webster dans un récit racontant la visite de Santa Claus (c'est le nom du Père Noël, quand il se déguise en civil). Chez certaines familles québécoises, les enfants accrochaient leur bas au pied du lit, plutôt que de le suspendre près de la cheminée ou d'y déposer leurs souliers. Cette coutume aurait cessé au cours des années 1930, lorsqu'on commença à dresser un arbre de Noël dans la maison et à y placer les cadeaux à son pied. Mais peu importe, le Père Noël dépose les cadeaux où il veut et c'est très bien comme ça.

 

C'est comme la bûche de Noël.

Il s'agirait, à l'origine, d'une bûche qui devait brûler du 24 décembre jusqu'au Nouvel An. Allumée dans la pièce à vivre, elle devait apporter chaleur et lumière à la veillée. On devait choisir une très grosse bûche de bois dur ou une vielle souche et provenant de préférence d'un arbre fruitier. La bûche, qui devait être coupée avant le lever du soleil, était souvent décorée de rubans. On la portait ensuite dans la grande pièce familiale avec un grand cérémonial. C'est ce que racontent les grandes personnes, qui voudraient faire admettre que l'on mettait la bûche glacée prêt du feu. Comment croire à ces sornettes, quand on voit son morceau de bûche glacée fondre très vite dans les assiettes, lorsque l'on est trop près du radiateur.

 

Bref, ce qui compte, c'est ce que savent les enfants …

… et tout ça n'empêchera pas les pâtissiers de continuer à faire des bûches au chocolat, les grands-mères d'acheter des chaussettes en laine pour tenir chaud aux pieds, les bûcherons de couper des sapins et le Père Noël, d'être là et bien là. Même si on se la raconte en prenant de l'âge, le gros bonhomme n'est pas prêt de prendre sa retraite. Des millions de mères à venir, ont bien l'intention de lui présenter des millions de petits clients en devenir.

 

Maintenant, un peu d'histoire :

 

Origines du Père Noël.

C'est Saint Nicolas qui a inspiré le Père Noël.

On retrouve dans la représentation du Père Noël tout ce qui faisait la symbolique du personnage de Saint Nicolas :
la longue barbe blanche, la mitre qui est devenu un bonnet de fourrure, le grand manteau rouge. Il voyage dans un traîneau tiré par des rênes, Saint Nicoals voyageait sur le dos d'un âne. Pour cette raison, dans certaines régions de France, les enfants déposent sous le sapin de Noël, un verre de vin pour le Père Noël et une carotte pour son âne.

 

Chaque région de France lui donna un nom différent :
le Père Noël est appelé " Chalande " en Savoie, 
" Père janvier " en Bourgogne et dans le Nivernais, 
" Olentzaro " dans le pays basque ou encore 
" Barbassionné " en Normandie.

 

Saint Nicolas a été importé aux Etats-Unis au XVIIe siècle par les immigrés allemands ou hollandais où il aurait pris une l'ampleur commerciale que nous connaissons actuellement, subit des transformations vestimentaires et culturelles pour se transformer en un Père Noëlplus convivial et serait ensuite revenu en Europe. 

Pour les américains, Saint Nicolas est Sinter Klaas qui devint Santa Claus.                                               

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En 1821 : un pasteur américain, Clément Clarke Moore écrivit un conte de NOËL pour ses enfants dans lequel un personnage sympathique apparaît, le Père Noël, dans son traîneau tiré par huit rennes.
Il le fit dodu, jovial et souriant. Il remplaça la mitre du Saint Nicolas par un bonnet, sa crosse par un sucre d'orge et le débarrassa du Père Fouettard. L'âne fut remplacé par 8 rennes fringuants.
Mais c'est à la presse américaine que revient le mérite d'avoir réuni en un seul et même être les diverses personnifications dispensatrices de cadeaux. 

- 1823 : L'événement qui contribua certainement le plus à l'unification de ces personnages fut sans aucun doute la publication du fameux poème de Clement Clarke Moore. Intitulé "A Visit From St. Nicholas", ce poème fut publié pour la première fois dans le journal Sentinel, de New York, le 23 décembre 1823. Repris les années suivantes par plusieurs grands quotidiens américains, ce récit fut ensuite traduit en plusieurs langues et diffusé dans le monde entier.                                                                                                                   

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En 1860, Thomas Nast, illustrateur et caricaturiste au journal new-yorkais Harper's Illustrated Weekly, revêt Santa-Claus d'un costume rouge, garni de fourrure blanche et rehaussé d'un large ceinturon de cuir. 
- En 1885, Nast établissait la résidence officielle du père Noël au pôle Nord au moyen d'un dessin illustrant deux enfants regardant, sur une carte de monde, le tracé de son parcours depuis le pôle Nord jusqu'aux États-Unis. 
L'année suivante, l'écrivain américain George P. Webster reprenait cette idée et précisait que sa manufacture de jouets et "sa demeure, pendant les longs mois d'été, est cachée dans la glace et la neige du pôle Nord".
 

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C'est en 1931, que le père Noël prit finalement une toute nouvelle allure dans une image publicitaire, diffusée par la compagnie Coca-Cola. Grâce au talent artistique de Haddon Sundblom, le père Noël avait désormais une stature humaine (le rendant ainsi plus convaincant et nettement plus accessible), un ventre rebondissant, une figurine sympathique, un air jovial. La longue robe rouge a été remplacée par un pantalon et une tunique. Ceci est plus marqué aux Etats Unis, car en France, le père Noël a conservé une longue robe rouge. 
Coca Cola souhaitait ainsi inciter les consommateurs à boire du Coca Cola en plein hiver.
Ainsi, pendant près de 35 ans, Coca-Cola diffusa ce portrait du père Noël dans la presse écrite et, ensuite, à la télévision partout dans le monde. 
                                                                                                   

 

Et si le Père Noël était un Roi mage ?

Une légende russe raconte qu'il existe un 4e Roi mage, qui conduit sur la steppe un traineau tiré par des rennes et rempli de cadeaux pour les enfants. Depuis 2000 ans il a renoncé à trouver l'enfant Jésus, alors il comble de cadeaux les enfants qu'il rencontre en cours de route.

 

 

Origines du bas de Noël.

En Amérique, le traditionnel bas de Noël remonte en fait à la fin du XIXe siècle. Les premiers à faire mention du bas de Noël suspendu à la cheminée furent l'illustrateur Thomas Nast, dans ses dessins, et l'écrivain George Webster dans un récit racontant la visite de Santa Claus.

 

Au Québec tout comme en Acadie, la coutume voulant que les enfants placent leurs souliers près de la cheminée pour que l'Enfant Jésus d'abord, et le père Noël plus tard, puisse y déposer des cadeaux la nuit de Noël ne semble pas remonter au delà de cette période. Cette coutume nous est probablement venue des pays européens, où elle était pratique courante au XIXe siècle.

 

Chez certaines familles québécoises, les enfants accrochaient leur bas au pied du lit plutôt que de le suspendre près de la cheminée ou d'y déposer leurs souliers. Cette coutume aurait cessé au cours des années 1930, lorsqu'on commença à dresser un arbre de Noël dans la maison et à y placer les cadeaux à son pied.     

 

 

Pour les habitants des Prairies canadiennes, les mandarines japonaises ont une signification particulière. Présents de l'Orient, depuis 110 ans, leur arrivée pendant la saison la plus froide égaie de nombreux foyers au temps des fêtes. Aujourd'hui, le père Noël accompagné de jeunes Japonaises vêtues de kimonos traditionnels, accueille chaque année, au port de Vancouver, le premier arrivage de mandarines japonaises. Le matin de Noël, de nombreux enfants trouvent ces fruits savoureux dans leur bas de Noël.

 

 

L'origine de la bûche de Noël.

La coutume d'allumer une bûche à Noël, dans l'âtre, remonte à très longtemps et existait dans toute l'Europe. On dit que le feu produit par la bûche est un hommage au soleil. Ce geste cérémoniel serait dérivé de diverses célébrations païennes associées au solstice d'hiver.

À l'origine, il s'agissait d'une bûche qui devait brûler du 24 décembre jusqu'au Nouvel An. Allumée dans la pièce à vivre, elle apporte chaleur et lumière à la veillée. On devait choisir une très grosse bûche de bois dur ou une vielle souche et provenant de préférence d'un arbre fruitier. La bûche devait être coupée avant le lever du soleil. La bûche était souvent décorée de rubans. On la portait ensuite dans la grande pièce familiale avec un grand cérémonial.

En France la coutume dit qu'on doit placer dans l'âtre autant de bûches qu'il y a d'habitants dans la maison. Le chef de famille bénissait la bûche avec de l'eau et du sel et parfois avec du vin.

Il fallait s'occuper des bûches avec les mains; aucun instrument ne pouvant s'approcher du feu. Si le feu faisait beaucoup d'étincelles, on disait que la moisson de l'été suivant serait bonne. Si la lumière faisait projeter des silhouettes sur le mur, on disait qu'un membre de la famille allait mourir au cours de l'année.
Les cendres de la bûche étaient précieusement conservées contre les orages, pour guérir certaines maladies et pour fertiliser les terres.

C'est pour continuer à célébrer ce rituel, que la bûche de Noël a vu le jour sous la forme d'un délicieux dessert qui aurait été inventé par un pâtissier en 1945.

 

Origine de l'arbre de Noël.

Les Celtesconsidéraient le 24 décembre, comme le jour de la renaissance du Soleil. Ils avaient coutume d'associer un arbre à chaque mois lunaire, ils avaient dédié l'épicéa, qui était l'arbre de l'enfantement, à ce jour-là.

 

- Au XIe siècle, les fidèles avaient coutume de présenter des scènes appelées Mystères, dont celle du Paradis. L'arbre du Paradis était souvent symbolisé par un sapin garni de pommes rouges. 

- C'est en 1521 que le sapin ou arbre de Noël ou encore arbre du Christ a été mentionné pour la première fois en Alsace. Il existe également des documents attestant d'une fête le 24 décembre.

- Au XIIe siècle la tradition du sapin apparaît en Europe, en Alsace.

On parle alors de décorer les maisons avec des branches coupées 3 jours avant Noël.

Il était répandu en Alsace et dans la région de Bâle. Il représentait à l'origine l'Arbre d'Eden dans les mystères joués la veille de Noël sur les bords du Rhin. Pour le décorer, on attachait des pommes à ses branches.

Il existe également des documents attestant d'une fête le 24 décembre 1510 à Riga en Lettonie où des marchands dansaient autour d'un arbre décoré de roses artificielles avant de le brûler.

- En 1546, on parle sérieusement d'arbres de Noël quand la ville de Sélestat en Alsace autorise à couper des arbres verts pour Noël, au cours de la nuit de la Saint Thomas, le 21 décembre.

Symbole de la vierge, les roses faisaient partie de la panoplie de décoration pour parer les sapins en Alsace au XVIe siècle, ainsi que des pommes, des confiseries et des petits gâteaux qui ressemblaient à des hosties.

Les pommes avaient également une valeur symbolique, car sur l'ancien calendrier des saints, le 24 décembre était réservé à Eve et Adam, canonisés par les Eglises orientales.

A l'époque l'église considérait l'arbre de Noël comme une pratique païenne et franc-maçonne. Et ce fût le cas jusqu'au milieu du XXe siècle.

- En fait, avant que la fête de Noël n'existe, il existait déjà un rite païen lors des fêtes du solstice d'hiver : on décorait un arbre, symbole de vie, avec des fruits, des fleurs, du blé.

Plus tard, on accrocha une étoile au sommet de l'arbre, symbole de l'étoile de Bethléem qui guida les Rois Mages. Dès lors il conquit peu à peu les communes protestantes d'Allemagne du nord et les grandes villes et occupa une place de choix dans les églises des deux religions.

Une gravure de 1806, représente un sapin décoré avec des petits personnages, des animaux, des oiseaux et des gâteaux découpés.

- En 1560, au moment de la Réforme,les protestants se refusent à représenter la Nativité par une crèche comme les catholiques. Ils préfèrent développer la tradition du sapin de Noël, arbre qui symbolise le paradis d'Adam et Eve et la connaissance du bien et du mal.

 

La tradition du sapin de Noël se répand dans les pays d'Europe Protestante, en Allemagne et en Scandinavie.

 

- Au XVII et XVIIIe siècle on commence à voir des premiers sapins illuminés.

Comme la cire était coûteuse, on plaçait des coquilles de noix remplies d'huile à la surface de laquelle une petite mèche flottait ou des chandelles souples que l'on nouait autour des branches.

- C'est au XIXe siècle que le sapin de Noël prend son essor.

Cette coutume de l'arbre de Noël arriva en Grande Bretagne dans les années 1840. La jeune reine Victoria et son époux le roi Albert le firent apprécier dans tout le pays. Les époux mirent l'arbre de Noël allemand avec ses lumières brillantes au centre de la fête familiale de Noël au château de Windsor.

Il fit ensuite son apparition aux Etats Unis à la Maison Blanche.

En France, l'arbre de Noël fut introduit à Versailles par Marie Leszcynska, femme de Louis XV en 1738.

- En 1837 Hélène de Mecklembourg, duchesse d'Orléans et d'origine allemande fait décorer un sapin aux Tuileries.

- Cette tradition se généralisa après la guerre de 1870 dans tout le pays.

Les émigrés d'Alsace-Lorraine font largement connaître la tradition du sapin aux français : "Là où il y a une famille alsacienne, il y a un sapin de Noël". A la fin du XIXe siècle tout le pays l'a adopté.

- C'est à partir de 1880 que l'on a pu voir les premières décorations avec des ampoules électriques aux Etats Unis.

Mais c'était tout de même rare car au début du siècle le prix d'une guirlande d'ampoules représentait un salaire hebdomadaire moyen.

 

 

Décorations du sapin.

Jusque dans les années 1950 c'est l'Allemagne et les pays d'Europe de l'est qui restent le cœur de production des ornements d'art.

Les artisans travaillaient de nombreux matériaux comme le verre soufflé, filé, moulé, le métal, la cire et le bois. 

On fabriquait aussi des petits personnages en coton, des cheveux d'anges métalliques (origine lyonnaise).

La boule de Noël qui décore les sapins est née à Meisenthal en Moselle.

Traditionnellement, on y accrochait des pommes mais en 1858, l'hiver fut si rigoureux qu'il n'y eu plus de pommes. Un artisan verrier eut l'idée pour donner quand même un peu de joie à la fête de créer des boules représentant une pomme et d'autres fruits. 

La boule de Noël était née.

 

Source : www .joyeux-noel.com/