Définition édulcorée du machisme.
Le machisme, avec ses dérivés « machiste » et « macho », désigne la tendance de certains hommes à mettre en avant leur virilité ...
* d'où l'importance de la braguette, qui permet de ne pas montrer son cul à tous les passant, tralala lala !
... allant de pair ...
*Pour la bonne compréhension du texte qui va suivre, entendre : allant de pair(es).
... avec leur croyance que les femmes leur seraient inférieures dans tous les domaines ou dans les domaines prestigieux, pensant ainsi qu'il est logique qu'elles soient cantonnées aux tâches subalternes ...
* comme la procréation d'autres machos ou pousser la voiture lorsqu'elle est en panne.
... Le machisme implique souvent la phallocratie ...
* Que l'on pourrait comparer avec l'onanisme.
... seuls les hommes décident ou ont le pouvoir de décider dans les domaines les plus importants) ...
* Choix des numéros du tiercé, apéro avec les copains, etc.
... et implique de la misogynie (wikipédia).
* Comme ne pas adresser la parole à sa femme, après le devoir conjugal hebdomadaire.
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Les véritables origines du machisme.
Jadis, pendant que le mari s'inquiétait de bien faire sa prière, l'épouse se préoccupait de bien faire le ménage. Alors, pendant qu'il s'isolait pour se retirer en lui, elle devait retirer la poussière sous le lit et pendant qu'il regardait l'eau se changer en vin, elle devait changer les gosses en vain. Ainsi, seul le mâle avait le droit de fayoter auprès des religieux, qui se fabriquaient une foi bien grasse en se gavant de leurs droits autoproclamés. Quant à la femme, elle avait parfois le droit d'écouter quelques litanies, assise aux pieds de son haricot de bénitier. Quoique la légende en dise, ce sont les gardiens de cette foi (fort judicieusement orthographiée sans "e" au final, pour éviter de se la faire piquer par d'éventuelles féministes) qui ont décidé que la femme serait bien plus libre de s'occuper de son home que de son âme. En conséquence, puisque le mâle se retrouvait aussi près du ciel que la femme l'était de ses fourneaux, c'est lui qui serait le spirituel de la famille. Bien content de l'aubaine, l'homme accepta aussitôt de ne devoir s'occuper que de son extérieur et laisser son épouse s'occuper de son p'tit intérieur. Cependant, comme la femme n'était pas si bête (normal puisqu'elle était femme), elle regarda tout ceci d'un autre œil. Puis à force, elle l'utilisa pour battre des cils Avec au tout début, la seule intention d'aérer l'atmosphère entourant l'homme qui commençait à "flatuler" plus haut que son égalité naturelle. Seulement, la femme eut beaucoup de mal à se faire bien sentir au milieu de toutes ces odeurs de sainteté machiste. Elle ne s'en doutait pas encore, mais depuis le premier jour de la fin de la création, ses gênes s'étaient déjà embourbés dans des relents infernaux. Ainsi, sans jamais avoir eu le doit de réagir, la femme a dû se laisser prendre au piège mystique. Dans une souricière mise en place dès le commencement du début des siècles de notre humanité !
Si l'on en croit les premiers "on-dit", rapportés par une bonne moitié des hommes et qu'on les compare aux derniers témoignages caftés par l'autre demi-totalité, la première femme à fauter serait bien ... la première femme. Mais était-ce vraiment sa faute. En allant plus loin dans la méditation phallocratique, la deuxième femme n'était‑elle pas non plus la première à avoir fauté la deuxième ? Et la troisième faute commise, à qui incombe-t-elle ? Itou pour la quatrième, etc. Sur ces autres points, la logique s'essouffle et a un mâle fou à s'entendre. Après tout, peut-être que la seule vraie faute fut d'avoir fabriqué une femme capable de fauter. Car tout de même, on avait bien su créer un homme incapable de fauter tout seul, après seulement cinq petits jours de préparation. Alors comme la femme est arrivée au bout d'un jour supplémentaire de réflexion, qui doit-on vraiment blâmer pour cette toute première faute.
Bref, revenons à l'infraction originelle qui nous intéresse. Quelle que soit la justesse du premier reproche fait à la première femme, il faut bien avouer que le premier bonhomme n'a jamais été canonisé non plus. Pas plus qu'une ribambelle de suivants.
Il faudra en effet attendre un peu plus de 4 100 ans/Après le condom en boyau de mouton (de Panurge), pour que la Papauté soit assez confiante dans le vœu de chasteté et développe des cas de canonisation. Si l'on a attendu aussi longtemps, c'est donc que le bonhomme n'était pas très sain, quoi que l'on en dise. Car malgré tout le bien que ses petits copains continuent à penser de lui, cet homme premier a dû commettre aussi quelques premiers péchés. Ne serait-ce que véniels. Même sans le vouloir, il a sûrement marché sur les premières semences d'un futur gazon interdit à un prochain public encore à l'étude ou bien uriner une première fois contre un arbre tout neuf. Après avoir sifflé des canettes d'eau qui servira plus tard à faire de la bière. Sans parler de son premier péché de chair, qu'il a consommé côte à côte avec la première venue et sans attendre le mariage. Toutefois, ce péché pour stationnement sexuel réglementé ne peut être retenu. Etant donné qu'il n'y avait pas encore de premier prêtre et par conséquent, ce dernier n'avait pu inventer les premières fiançailles. Tout comme ne peuvent être dénoncés les péchés anodins précédemment cités. Puisque commis sans témoin et perpétrés par un premier homme qui a eu cette chance, de ne pouvoir aller se faire voir ailleurs après les avoir commis. Ce qui explique pourquoi tous ses premiers travers sont restés impunis. Ceci nous amène à penser, que si le premier homme n'avait pas mouchardé autrement que dans ses doigts, comment aurait-on pu connaître la première faute de la première femme avec autant de précision. Et la délation, ce n'est pas une faute grave, ça ? Allons, soyons sérieux. D'un côté, l'homme propose la botte à une vierge, alors qu'il n'est pas encore fiancé et on en fait une preuve de virilité. De l'autre, la première femme qui n'a pas encore suivi de cours d'adaptation sexuelle, accepte un petit bout de Malus pumila même pas mûr et l'on noircit son casier populaire à perpétuité. Le plus drôle, c'est que si l'on se réfère à l'histoire, c'est en se servant du péché d'un pommier que l'on a décidé de prendre la femme pour une poire. Ceci dit, si l'on avait fait le contraire, ça n'aurait pas arrangé les choses pour autant. Car en utilisant le péché d'un poirier pour caractériser la magouille, on l'aurait prise pour une pomme et ça n'aurait pas changé sa vie. En tout cas, selon ces sources originelles, on peut penser qu'en fait les religions reprochent à la femme de ne pas avoir croqué les raisins de son bonhomme en premier. Allez comprendre. En réalité, c'est parce que les sens du premier homme ont immédiatement été dominés par l'essence de la femme, que des petits malins ont très vite inventé la misogynie afin de se mettre à l'abri.
La seule explication permise de l'origine des êtres, ainsi que du rôle attribué à chacun, fut une marque bien montée et rapidement déposée dans les ténèbres mystiques des saint-frusquin. En vérité, plus qu'une simple marque, c'était un label indélébile. Une A.O.C élaborée par des gens d'église prônant la supériorité de l'homme ordinairement répandu, mais qui préféraient tout de même s'habiller en robe. Paradoxe ou extravagance ? Qu'importe pour le moment, nous ne sommes pas là pour parler chiffons. Concentrons-nous plutôt sur cette exégèse de l'origine, inlassablement retransmise par des maîtres de la crédulité qui se sont vite baptisés professeurs de foi. Sans doute en référence à la matière première traitée par leurs entreprises spirituelles. Mais surtout, pour se différencier du banal mortel commun qu'ils voulaient pouvoir mener au goupillon et à la barrette. Comme ils se prétendaient les seuls à pouvoir accéder aux archives célestes, on écoutait béatement ces porte‑paroles divins et peu à peu, la réglementation du comportement humain leur appartînt en totalité. Forts de cet absolu, ils s'auto‑bénéficièrent du droit de tout décider et d'aimer les hommes à leur manière. Ainsi, ils s'arrangèrent pour préparer l'avenir des autres, dans le secret des dieux qu'ils étaient seuls à savoir entendre et blablabla, et blablabla. En conclusion, seuls les saints pères pouvaient donner de saints ordres, dans lesquels ils pénétraient grâce à leurs propres érections pontifécales. Ils en profitèrent donc pour ordonner que l'homme soit l'unique puissance désignée par un destin incontestable. Quant à la femme, elle ne pourrait être supérieure qu'à l'intérieur d'un couvent. C'est à dire, dans une maison qui ne tolérerait aucune présence masculine ordinaire. Maisonnée néanmoins soutenue assez régulièrement par des tripoteurs de foi, en mâle d'amours plus ou moins spirituelles.
Ainsi l'on décida et la femme fut définitivement écartée de tout pouvoir susceptible de prendre l'homme en défaut. Cependant, après mûre réflexion, les religieux s'autorisèrent à faire une entorse à leur propre code vénal. Car pour mieux faire fructifier leurs intérêts personnels, le bon sens voulait qu'ils prêchent l'amour de tous leurs prochains et par là même, de toutes leurs prochaines. D'abord, pour gagner plus largement leur vie, en ne se fâchant pas de trop près avec les femmes qui pouvaient néanmoins rendre de menus services. Ne serait-ce qu'en participant au denier du culte, au moment de la grosse qué‑quête tendue pendant l'office privé ou en s'agenouillant de tout leur long, durant la petite confesse en vase clos. Ensuite, afin d'introduire l'inégalité des sexes en douceur, dans les esprits virginaux. En conséquence et pour mieux faire pénétrer cette singularité dans les têtes de nonnes du couvent, la religieuse (qui n'est pas, rappelons-le, la femme du religieux mais une simple reproduction émasculée de l'original) eut la permission d'avoir à peu près la même robe de travail que son patron. Si ce privilège ne remettait pas en cause la séparation des sexes, cela prouvait au moins que la femme n'avait pas besoin de mettre un pantalon, pour avoir le droit de porter une petite culotte dans son abbaye de tolérance. De plus, afin de ne pas estropier trop ouvertement les autres femmes en robes civiles, les conteurs de genèse en ont béatifié quelques-unes et leur ont fait une petite place dans leur album de famille. Mais juste pour des femmes soigneusement sélectionnées. C'est à dire, pour des femmes à histoire sans parole, rapidement bâillonnées dans des arènes ludiques et qui n'ont jamais eu le temps de témoigner de leur condition. Car, le fiel soit loué, elles sont toujours mortes très jeunes. Soit sur le pied d'un bûcher, soit sous la main d'un boucher. Jamais de vieillesse. Aujourd'hui encore, l'homme se défend d'avoir depuis toujours cherché à exploiter la femme. A voir ce qui continue à se passer de nos jours, on pourrait bien sûr en douter. Malheureusement, aucun texte béni des dieux ne saurait prouver le contraire. Bien au contraire, justement ! Car tous les articles des saintes écritures relatant la création d'un monde soi-disant à tout le monde, proviennent uniquement de sexes masculins. Alors il faut se rendre à l'évidence et croire que les femmes étaient satisfaites de leur sort ou bien qu'elles préféraient s'asseoir dessus. Puisque en ces temps régis par la morale religieuse, aucune d'entre elles n'a jamais osé prendre la plume pour obliger l'homme à vider son sac. La preuve, on n'a retrouvé aucun éditorial selon Ste Mathurine, aucun compte‑rendu selon Ste Lucette, ni même aucun journal rédigé par Ste Jeannine ou par Ste Marcelle. Alors que l'histoire de la genèse selon Saint-Masculin-l'emportant-sur-le-féminin, nous décrit sans complexe l'avenir promis et juré à l'homme. Avec, jeté en annexe, un simple résumé sur le destin condescendu à la femme. Il faudra attendre quelques centaines de siècles pour apprendre la vérité sur la réalité de la condition féminine. Entre autre, grâce à la libre parution du premier magazine féminin pour les ménagères de plus de 50 de Q.I. Mais revenons à l'histoire première.
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Au siècle zéro/Moins une faute grave et un tout petit peu après le commencement des préliminaires, le premier mâle fut créé en privé et naturellement invité à la première de la création en général. Il fut introduit en tout premier (sans penser à mal bien sûr), dans ce monde ou les phallochards allaient déifier cette priorité. En ce premier jour d'existence virile, le mâle ne se prenait pas encore pour le nombril du monde. Logique, puisqu'il n'en avait pas et pour cause. Il ne savait même pas à quoi pouvaient servir les boules qui lui battaient les genoux et qu'il aurait très bientôt au niveau de la gorge. Il n'était au courant de rien. Etant le seul humain sur terre en cet instant, il n'y avait donc pas de première inspiratrice pour le faire transpirer. Alors, après sa première journée d'oisiveté stérile et comme il ne pouvait pas aimer son prochain comme lui‑même, il tenta de s'aimer tout simplement lui‑même. Sans attendre sa prochaine, qui ne lui était pas encore promise pour ne pas l'exciter inutilement dès son premier jour d'existence. Très vite, on craignit l'autoviolation solitaire, capable de provoquer un pernicieux dérèglement sexuel. Ce qui pouvait être un mauvais exemple, pour l'élaboration des viols futurs que l'on réservait exclusivement aux femmes. On essaya bien de le raisonner en lui apprenant à se tourner les pouces. Mais le sport n'était pas son truc. Comme il était tout nu et que les poches n'étaient pas encore inventées, ses mains continuèrent à se balader un peu partout. A noter entre autres, que l'instinct baladeur du mâle fut créé à cet instant et non par un hasard qui n'existait encore pas. En le reconsidérant sous toutes les coutures on s'aperçut qu'il manquait quelque chose, à ce mâle déjà en mal d'amour avant d'avoir eu mal aux dents. Ce qu'il lui fallait, c'était une sorte d'exutoire dont il pourrait disposer à loisir sans pour cela entacher l'honneur masculin.
N.B : l'explication qui va suivre, pourrait sembler quelque peu complexe à saisir du premier coup. Aussi, je recommande de ne parcourir les méandres de cette étude que phrase par phrase et ce, en plusieurs jours avec un bon temps de repos entre chaque circonlocution. Le mieux serait d'attendre les congés et d'emmener cette mini encyclopédie à la plage. Afin de combler les temps morts des séances de bronzage.
Merci de votre attention.
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Donc, pour calmer les ardeurs lubriques de ce premier futur ex-célibataire déjà durci, on chercha un palliatif susceptible de détourner ses bas instincts manuels. Vu le peu de distraction qu'il y avait sur cette terre à peine terminée, on pensa vite fait à une compagne de passage. Juste pour la bagatelle, afin d'éviter à l'homme d'égarer son avenir entre ses trop bonnes attentions et en attendant de créer sa vraie première femme avec un peu plus de mauvaises intentions. Toutefois, devoir fabriquer une compagne en concevant déjà l'adultère, avant de créer la première femme et le mariage qui va avec, ne soulevait pas un grand enthousiasme dans les cieux. Il faut bien le dire. Cependant, l'urgence étant de préserver la pureté de la gestuelle masculine, on fit contre mauvaise fortune, bon pied. Comme tentait de l'expliquer ce tout premier dicton, qui n'était pas encore très au point. Seulement on voulait une compagne bien malléable, que l'on embaucherait momentanément. Le temps de faire un peu de ménage sexuel à la place de la première bonne femme encore en chantier. Il fallait également que cette compagne occasionnelle soit assez gonflée pour servir de bouche‑trou et suffisamment dégonflée pour se retirer sans broncher. Déjà, là, on sent le coup fourré.
Mais pour fabriquer une compagne en suivant le futur ordre naturel de ces petites choses, celles destinées à être transmises par les prochains fils qui allaient devenir nos anciens pères (c'est à dire plus simplement, pour faire comme les petites roses et les gros choux), il aurait déjà fallu avoir la première femme sous la main ou plutôt, entre les jambes de ce premier bipède en rut. Alors comment faire pour arriver à engendrer cette compagne dont on avait tant besoin et destinée à canaliser les premières pulsions du premier sexe à vouloir s'exprimer par lui-même. Car, est-il besoin de le rappeler, on n'avait pas encore de première femme sous le coude. Jusque là, nul n'avait encore vraiment réfléchi à ce dilemme, mais à présent il fallait réagir au plus vite. Les mains du mâle devenaient de plus en plus fébriles et comme elles se rapprochaient de la cible, on craignait vraiment devoir commencer l'histoire de l'homme avec un vulgaire premier péché pas très original. Bien sûr, si l'on avait pensé créer une sorte de soupape au vermicelle en même temps que le premier homme, le problème des poches aurait été résolu. Seulement le mâle était déjà fait et il ne restait qu'une seule journée avant la semaine suivante, pour essayer de ne pas devoir revenir cinq jours en arrière. Finalement, c'est d'abord une femelle en emploi temporaire qu'il fallait et tout de suite. Afin de la mettre très vite entre les doigts égarés de ce mâle que l'on avait de plus en plus de mal à tenir en main. Ensuite, avec la coopération du Saint‑Esprit, on créerait le mariage blanc et l'on bénirait momentanément ce duo de choc. Ainsi, ce couple fantoche pourrait donner jour à une compagne provisoire faite dans les règles ou plus exactement, conçue avant l'arrivée du tout premier cycle menstruel de la création.
Néanmoins, en y réfléchissant un plus que tout à l'heure, la compagne "N° ter" issue de cette femelle "N° bis" créée à la hâte en avant première, deviendrait en fait la troisième première femme. Après sa femelle de mère qui elle, se retrouverait du coup à la deuxième première place. Bien avant la vraie première femme prévue dans le projet initial et qui en définitive, devrait sauter son tour avant de l'être elle-même. Pour finalement ne se retrouver qu'en première troisième position. Alors que là haut, on voulait que cette dernière soit la première "1ère". La seule, la vraie toute première femme, engendrée à l'aide d'une copulation spirituelle réglementaire ... et dans le fond, pourquoi pas tout de suite ? Hé oui, quand on y pense. Ça éviterait devoir commencer les origines avec un sac de nœuds, risquant de mettre à mal la probité de l'homme !
C'est ainsi qu'un cruel casse-tête, par la suite attribué aux chinois, commença à se dessiner. En effet, pour permettre au mâle d'avoir les mains libres d'aimer tranquillement sa prochaine légitime, sans lui en mettre deux ou trois sur les bras, il fallait bien trouver une solution moins fantaisiste. De plus, créer une avant première femelle, la mettre à sa disposition et le laisser jouir dans cette toute première fornication sans en faire un péché, était pour le moins très immoral. Pire, lui permettre de donner le jour à la première maîtresse de l'histoire du monde et ce, rien que pour distraire les sens mal orientés du bonhomme en attendant d'avoir sa vraie première femme, était franchement stupide. Manifestement, le but recherché avec la femelle n'était pas un très bon coup et puis on ne pouvait pas véritablement donner le jour à une compagne par les voies normales. Puisque monsieur Sutra Kama n'était toujours pas né et que les voies du saigneur étaient déjà impénétrables dès cet instant. Même les missionnaires futurs n'étaient pas encore en position de donner des leçons. De toute manière, on n'avait pas le temps d'attendre neuf mois. Alors ce fut décidé. Autant créer dès à présent la vraie première femme d'un seul coup et les maternités par la suite. On aurait bien le temps, après avoir maîtrisé cette situation, de mieux expliquer le coup du lapin à répétition et des abeilles qui butinent les boutons de rose crémière. Pour le moment, il fallait absolument simplifier les choses. Le temps pressait et on était presque au bout des 168 heures prévues dans le contrat de la création.
Comme on ne voulait pas dépasser les délais de livraison, au risque de rallonger la semaine de sept jours et dérégler les fuseaux horaires déjà installés, on demanda au premier homme de faire le premier don d'organe. C'est à cet instant là, que ce premier homo‑ça‑pince eut sa première colère. Il voulait bien se donner à la première femme venue, mais pas n'importe comment et surtout pas en morceaux. Seulement voilà. Des milliards de prochains hommes comptaient sur lui, pour ne pas louper l'occasion d'avoir également quelques femmes à se greffer sur la peau de balles, grâce à leur propre don d'orgasme. Par conséquent, il dut accepter et ceci, sans se faire prier. Car il avait été décidé une fois pour toutes que l'on prierait du bas vers le haut et non le contraire. Comme les maçons n'existaient pas, il se retrouva au pied d'un mûrier végétal, étant donné que les parpaings n'existaient pas non plus. Sans grand enthousiasme, le premier homme pria donc son créateur de bien vouloir prendre une de ses côtes. Parmi les dernières, bien sûr. Soit dit en passant, il aurait pu offrir autre chose de plus accessible. Mais ne sachant pas encore trop bien à quoi pouvait servir tout ce qui dépassait de son corps, il préféra attendre de lire le mode d'emploi avant de s'en séparer. Alors on trancha dans le vif de ce premier sujet et l'on sculpta la première femme du premier homme qui finalement, devint très vite une simple compagne. Ce qui ne valait pas la peine de faire autant d'histoire pour en arriver là. Mais passons. Lorsqu'il put enfin poser ses mains sur cette première compagne faite sur mesure et qui semblait pouvoir s'emboîter sans trop de difficulté, le mâle eut sa première idée toute faite derrière la tête ou plus exactement, devant le derrière de son ventre. Un poil plus bas que le haut des membres inférieurs et presque au milieu de son corps pointant déjà vers l'avenir. Puis il sauta sur sa compagne … et plus tard, d'autres mâles sautèrent sur les jouvencelles transmises grâce à ce tout premier homme qui avait donné son corps à la jouissance. |
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N.B : et voilà ! Je vous avais bien prévenu que les agissements tortueux des machistes ne seraient pas faciles à saisir au bond. Alors, avant de poursuivre, sautillez quelque peu. Le temps de bien tasser l'ensemble au fond du cerveau.
C'est fait ? Bien, alors continuons plus avant. Mais avant tout, un petit avertissement. Jusque là et rien qu'avec cette "brève" introduction, sans toujours penser à mâle bien sûr mais qui cherche à rapporter la vérité sur les origines du sexisme, la tension reste raisonnable. Seulement, à partir d'ici, les preuves crûment retranscrites par respect de l'histoire, risquent d'être insoutenables. Alors, avis aux lectrices trop sensibles.
Quelques jours après le siècle zéro/Moins une côte, la première compagne voulu compter pour du vrai dès le début de l'histoire. Même après avoir été poitrinée, vaginisée et dévirilisée, elle crut pouvoir être l'égale de l'homme. Seulement voilà. Elle n'avait été créée que pour le régal du mâle et n'était pas encore au bout de tous ses maux. Comme elle semblait vouloir s'entêter, on lui fit très vite avorter cette vilaine idée sans queue ni tête. Car pour préserver l'orgueil des futurs hommes, on devait refuser toute introduction féminine au milieu du fondement masculin, qui devait absolument rester fermé au partage de l'autorité. Suite à cette première tentative d'expression féministe, on se rendit compte que le terme de "compagne" pourrait prêter à confusion par la suite. En effet, la définition future du mot "compagnon" et qui s'appliquerait donc à la version féminisée, devait désigner un camarade, un condisciple avec lequel on ne partage que le pain. Voire, oh catastrophe, un collègue de travail et même ... un associé ! Ce sont ces deux derniers termes qui faisaient peur. Alors, on décida d'appeler "homme" cet original sans égal et "femme", comme prévu initialement, le clone de ce clown auguste. Ceci, pour bien différencier la place de chacun dans la vie en général et non pour simplement estampiller les différentes tendances physiologiques sur la porte des futures toilettes publiques. Mais ceci est une autre histoire. Dans celle-ci, on s'est aperçu presque trop tard que la femme était capable de réfléchir et que son Q.I était bien supérieur à celui de la moule. Donc, qu'elle était à même de surpasser l'homme. Malgré toutes les mauvaises intentions et sa création vite faite sur le poil du désir masculin. Or, il fallait absolument trouver une grosse différence entre les deux protagonistes (évidemment à l'avantage de l'homme qui lui, devrait être handicapé par la suite en passant son temps à se gratter l'entrejambe pour stimuler son cerveau. Ceci afin d'équilibrer les fautes et ne pas faire de la femme un€ martyr). Sinon, pour savoir qui devait mener le monde, il aurait fallu intervertir la référence masculine originelle avec une référence féminine accidentelle. En gros, tout ceci n'aurait pas trop posé de problème matériel ni grammatical. Vu que la graine de monsieur Larousse n'était pas encore semée et que de toute façon, les "mon frère" et les "ma sœur" seraient quand même habillés avec des robes plus ou moins semblables. Cependant, si la femme devenait populairement supérieure au mâle, on se verrait obligé d'envoyer prochainement une fille sur cette même terre afin de sauver les prochains hommes. Ce que les prochaines épouses n'auraient certainement pas d'un très bon œil. Il fallait donc trouver quelque chose qui ne remette pas en questions les réponses déjà toutes faites et l'on dût se creuser l'auréole encore une fois. Ce qui explique bien pourquoi le monde n'ait pu se faire en un seul jour. Pour des raisons d'hygiène morale, on ne voulait toujours pas revenir en arrière au risque de commencer l'histoire humaine avec un péché graveleux. Surtout exécuté de sang-froid par un homme en chaleur perpétuelle. On décida donc que la première seule faute impardonnable serait commise à partir de la première femme et ce, jusqu'à la fin des temps. Sans compression de peine. Car on n'était toujours pas très convaincu de la docilité de cette donzelle, que l'on avait créée bien trop vite sans y introduire suffisamment de graves défauts. Mais pas besoin de tergiverser plus longtemps. C'était dit ! La première femme serait la seule coupable. Quant à l'homme, il serait simplement complice, avec circonstances atténuantes. Histoire de participer. Voilà, il ne restait plus qu'à concocter un péché assez gros pour faire l'affaire et tout serait en place pour commencer la vie de l'homme dans de bonnes conditions. Avec ces dernières raisons invoquées pour instruire le premier éternel procès fait à la première femme, nous pouvons enfin ressentir toute l'horreur du drame qui va sublimer la déraison de l'homme au long des siècles futurs ou presque. Etudions maintenant de plus près la condamnation de cette première femme, spirituellement préméditée pour plébisciter la domination des hommes !
Il était une Foi, un jardin privé, appelé paradis terrestre pour mieux y cultiver des regrets éthérés et sournoisement enrichi par des engrais machistes. Au fond de ce décor et derrière la fontaine d'un célèbre fabuliste à venir, le premier serpent masculin se tenait à l'affût. On l'avait créé pour aider à provoquer cette première faute féminine, sans incriminer directement l'homme. Ceci, afin de régulariser le premier licenciement biblique, qui permettrait ensuite de refuser aux femmes le droit de travailler comme les hommes. Sûr de son fait et discrètement lové sur le faîte de son arbre, le serpent attendait patiemment le moment propice :
— Maître serpent …
Stop ! Avant de continuer, il faut savoir que dans un vertueux souci d'égalitarisme, l'histoire et la légende nous proposent chacune une version différente et malgré tout objective, de la première faute. Mais au final, il semblerait que dans les deux cas, on cherche à faire passer l'un(e) des deux premiers êtres humains pour un(e) idiot(e). Alors d'après vous, laquelle de l'homme ou de la femme, est particulièrement visé(e) ?
HISTOIRE D'HOMME.
Maître serpent, sur un pommier perché,
Proposait à l'encan un beau fruit du bocage.
Maître mâle, par le parfum alerté
Ne se laissa pas prendre au verbiage :
Hé, ho, hé, ho, petit serpent rigolo,
Que vous me semblez gland,
Que vous me semblez sot !
Sans mentir,
Si votre chantage ressemble à votre magouillage,
Vous n'êtes qu'un bombyx
Rampant sur les rameaux de ce bois.
A ces mots, le serpent se sent plutôt pantois,
Ferme son grand clapet, laisse tomber son choix.
Maître mâle s'en alla et lui dit :
Apprenez, vil serpentin,
Que je ne suis point femme
Pour mettre mes principes en doute !
Piteux et vaincu,
Le serpent jura qu'un peu plus tard,
Ce coquin serait cocu.
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LEGENDE MASCULINE.
Maître serpent, sur une branche perché,
Proposa à l'impure une pomme sauvage.
La faible femme, par l'odeur attirée,
Repoudra prestement son visage :
Ohé, ohé, joli petit serpenteau,
Que vous me semblez grand,
Que vous semblez costaud !
Sans mentir,
Si votre esclavage ressemble à votre image,
Vous ferez de moi l'odalisque
Se traînant aux pieds de vos émois.
A ces mots, le serpent laisse venir sa proie,
Ouvre sa grande gueule et du fruit la soudoie.
La pauvre femme s'en approcha et "oui !" lui dit oui …
Et bien sachez, ricana le serpent malin,
Que par votre faute nulle femme
Ne sera jamais plus absoute !
Honteuse et perdue,
La pauvre femme pleura, mais bien trop tard,
Sur sa déconvenue.
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Dernier N.B. : Ce qui semble curieux, dans l'explication de la première faute, c'est qu'au masculin on parle du fruit du pommier et qu'au féminin, il devient le fruit du péché. Encore une écharde de la langue de bois, incrustée d'une main de fer dans le cuir de la plastique féminine. Bref. Les résultats de l'enquête sont malgré tout irréfutables. C'est bien la femme qui a pris la première le fruit défendu. L'homme n'a fait que croquer dans cette pomme, qui d'ailleurs lui est définitivement resté coincée au milieu de la gorge. Par la suite et pour mieux ne pas comprendre les véritables intentions de cette faute de goût, on l'appela péché originel. C'est à dire, que ça devait absolument être un péché uniquement féminin. Qu'il n'y en avait pas eu d'autre avant la première femme et que les péchés suivants seraient tous la faute à celui-là. Alors, afin de préserver ce péché assez conforme aux désirs masculins, on a voulu interdire le plus longtemps possible le droit de vote aux femmes à venir. Parce qu'elles étaient capables de dire oui sans penser à mal et qu'ainsi, elles risquaient de remettre leur bonne pomme de mari sur le droit chemin en lui faisant gober des couleuvres.
PtK

