RÉFLEXIONS.
Les maux des mots !
Peut-on espérer vivre en paix, dans des civilisations sans cesse repensées dans la guerre ?
Les guerres les plus salement meurtrières se déroulent à l'arrière du front … sans faire de bruit.
Comment avorter ces guerres, depuis des siècles engrossées par l'homme et enfantées par lui même ?
… et pourtant, perdu sera le pays qui se désarmera, sans avoir tué les sentiments de haine et de convoitise !
L'armement est une preuve dangereuse de puissance, mais aussi un moyen de défense devenu malheureusement raisonnable.
Construire la paix demande bien plus de travail, que pour consolider ces guerres déjà si bien structurées … et tant de feignants sur cette terre.
Nous rougissons toujours quand nous aimons. Rarement quand nous tuons.
Il y a encore bien trop de gens honnêtes, qui se lasseront de l'être. Un jour ou l'autre.
Je hais d'abord celui qui détruit par délation anonyme, parce qu'il n'a pas le courage d'affronter avec sa seule vérité.
La guerre n'a pas été créée par l'homme, elle est née avec lui.
-o-
Allez dans votre paix, je ne veux plus de vous dans la mienne.
Je voulais vivre heureux. Mais un jour, j'ai rencontré l'homme …
Guerrier repenti, j'ai déposé mes armes à vos pieds. Alors, vous m'avez vendu les vôtres.
Non contents d'avoir noyé mes sourires, vous avez aussi brûlé mes regrets.
Je deviens trop moche, je ne veux plus me voir en vous.
Ma force est ma principale faiblesse.
J'ai vécu à l'envers : enfant, bien trop tôt les rancœurs d'une vieillesse accablée.
Bien trop de passion en moi, pour m'accepter dans votre vie avec modération.
Mon âme est gérée par plusieurs états qui se livrent une guerre sans merci.
Je voyage sans arrêt. Même dans ma tête.
Prêtez-moi vos rires. Laissez-moi comprendre le bonheur !
… et si vous écoutiez vraiment mes silences ?
Je ne saurais vivre dans ma réalité, sans la conscience de mon vrai passé.
J'aurai pu croire en vous, mais vous avez excommunié ma vérité.
Je cherche encore mes sourires d'enfant, que l'on a éteints bien trop tôt pour que je m'en souvienne.
Haïr, non plus pour condamner mais pour consumer tout ce temps qui n'est pas le mien.
Je n'aime pas l'amour fabriqué.
Ce n'est pas l'homme que je condamne vraiment, mais la société qu'il paie pour revendre ses propres sentiments.
Je comptais sur mes nuits pour libérer mes tendresses, mais les jours ont fortifié mes rancœurs.
Où donc est cet amour qui saurait ressusciter mes émotions vraies.
Tant d'années à voguer sous le pavillon de mes rêves, pour finalement venir m'abîmer sur les écueils de vos réalités.
… si seulement vous m'aviez permis le choix de mes propres sentiments.
Vous vouliez m'imposer un amour qui n'existe pas encore.
Il est vrai que j'étais capable de faire n'importe quoi par intérêt. Mais seulement mes "n'importe quoi", pas les vôtres !
PtK
