"PRÉLIMINAIRES".

 

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SOMMAIRE :

 

I - Le sexe hué !

II - Les leçons du passé.

III - Les époques passent et se ressemblent.

IV - L'arrière-train'train journalier.

V - Les salons de beauté intérieure.

VI - La pub X, classée tous "pubiques".

VII - Même le sexe, se vante par correspondance.

VIII - C.Q.F.D.

 

I - Le sexe hué !

 

Avant de recevoir des tonnes de rouleaux en protestations hygiéniques,

à propos du contenu parfois licencieux de mes articles,

je vais tenter de m'expliquer.

 

On reproche à beaucoup de personnes de presque tout rapporter au sexe, ainsi qu'aux attributs qui en découlent (si je puis me permettre ce jeu de mot un ... volontaire et deux, sans trois). Tout d'abord, en supposant que le sexe et autres muqueuses érogènes n'aient été destinés qu'à des fonctions physiologiques, je ne serais pas là pour en parler. Vous non plus, d'ailleurs ! Car ce n'est sûrement pas en faisant pipi sur un plant de poireaux ou popot, sur des vergers nécessitant du pollen organique pour perpétuer l'espèce, qu'Adam et Eve auraient pu engendrer les épicuriens, qu'heureusement, nous sommes. Mais cette évidence a pourtant beaucoup de mal à pénétrer la base arrière de la cohorte des cagots obtus, qui jugent que la relation sexuelle ne doit servir qu'une fois par an. C'est à dire, le jour de la fête des mères ! Les jours de la fête des paires étant, bien évidemment, réservés aux femmes débauchées.

 

Je n'ai aune antipathie envers les "croyants". Je pense même que pour beaucoup, "croire" peut permettre de donner un sens à la vie. Je ne me mets pas en avant, car mon cas est particulièrement désespéré. J'aime l'être humain en général (chacun ayant autant le droit de vivre que soi-même) et en particulier, les personnes qui correspondent à mes propres critères de jugement. Pas tous excellents, il faut bien l'admettre. Mais ce sont les miens. Ces critères me ressemblent et je n'ai nul besoin que l'on m'assène à grands coups de phrases bétonnées, des principes ne correspondant pas à ma vision du monde, afin de les inoculer dans mon neurone. La croyance fait partie de l'homme, depuis qu'il s'est mis à penser. Ça, j'arrive à le concevoir et à en comprendre sa nécessité pour beaucoup. Seulement, au centre de cet univers de croyance, stagne un noyau d'extrêmes mixtes, qui sont persuadés être les rayons de la lumière du monde et qui veulent éradiquer, tous ceux ne se ralliant pas à leur pensée unique. Ce sont tous ces intégristes, enfermés dans leurs croyances personnalisées à outrance, que je considère comme ni bons, ni bienheureux ! L'homme est ce que son environnement personnel, ce que sa propre vie en fait. Le sentiment est en soi et l'on peut aimer, respecter, aider, compatir ... au simple nom de l'existence "humaine" !

 

Donc, malgré l'évolution de l'information et sans doute, à cause de cette très large ouverture médiatique actuelle, les gargouilles de bénitier continuent à pointer le sexe d'un gros doigt accusateur. La bouche en cœur et le cœur en bouche dégoût, ces dernières reprochent tout principalement à l'être humain, de trop souvent se comporter comme un animal en rut. Ceci, bien avant de le blâmer pour ses guerres de religion, ses exterminations au nom d'une race unique ou ses violences contre la différence, etc. Le tout, perpétré pour juste imposer une idéologie fratricide et personnelle. En vérité, ce que refusent de s'avouer ces pudibonds cafardeux, c'est que le sexe a ses raisons que la miction ne reconnaît pas toujours. Franchement, ne peut-on penser que si Créateur il y a et si celui-ci n'avait pas voulu "ça", il aurait greffé une lugubre opération du saint esprit à la place des joyeuses ; de même qu'il aurait remplacé le clitoris par l'appendice du cæcum. Ce qui aurait permis aux machos obsédés, de se les battre dans la béatitude et aux nymphomanes, d'être opérées de l'appendicite sans avoir besoin de se faire ouvrir le ventre. Ces interventions divines auraient sûrement frustré le phallogyne athée et indubitablement désappointé l'angélicus Vulgarus, mais auraient été approuvées par les séraphins déconnectés de la réalité ; une espèce aujourd'hui en voie de disparition. Bien heureusement.

 

Non ! Nul ne peut plus nier, qu'il y a de la vie bien au delà de la conception singulière de "l'Amour normalisé", prôné par telle immatriculée constipation ou des vertes condamnations du prude homme illuminé, envers les actifs licencieux qui ne respectent pas le dit commandement, de leur St Patron du dimanche :

 

- Tu n'auras pas d'autres "pieu" devant moi, que le lit conjugal … et tu ne feras aucune représentation sculptée à ton image, pour remplacer le bouchon du radiateur de ta Mercedes … et tu ne t'exclameras pas éternellement,  "bon dieu qu't'es belle !", devant chaque femme que tu croises, pour mieux avoir affaire à ses seins … et tu respecteras le jour de repos du dimanche, en faisant la sieste au lieu de surveiller ta femme pendant qu'elle lave ta voiture … et tu glorifieras ton devoir de père, en honorant la mère de tes enfants … et tu ne tueras pas le temps au lupanar, avec l'argent des commissions … et tu ne commettras pas l'adultère en présence du conjoint … et tu ne voleras pas de baisers dans les cabines d'essayage, en faisant du shopping avec ton épouse ... et tu ne porteras pas de faux témoignages auprès du patron, pour piquer le poste de ton collègue … et tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, pour tenter de lui refiler la tienne … etc., etc.

 

Mais, fi de tout ça. Si l'on est un tant soit peu objectif, on doit reconnaître qu'à l'instar de ses frères du règne animal, l'humain est incontestablement bâti pour copuler et vice verra.

 

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II - Les leçons du passé.

 

Sans commettre d'impair ni user d'artifice, comme ça, juste entre nous et les sains d'esprit, on exagère l'importance que tient le sexe dans chaque seconde de notre existence. Même fortement attirés par les pendants et aboutissant des choses de l'amour, les amateurs de "touche-liquide-organique-odorant-transparent-de-couleur jaune-ambrée-sécrété-par-le-rein-éliminé-vers-l'extérieur-en-passant-par-les-voies-urinaires-dont-la-fonction-principale-est-l'élimination-des-déchets-de-l'organisme", savent raison garder. C'est vrai, quoi ! Il n'y a pas que le sexe, dans la vie. Il y a aussi le pognon ...

 

Mais ne nous égarons pas et restons penchés sur le sexe, si je puis dire. Qu'on le veuille ou non et à l'instar du monde animal, l'hominidé est conçu pour se comporter comme une bête à bon dieu, dans la grande symphonie du monde en rut majeur. Pourtant, si comme le prônent ces grenouilles de benêt-t'y-es, l'être humain respectait ces voi(x)es impénétrables, les marchands de literie n'auraient plus que du pain sec à mettre sur la planche et de l'eau fraîche, pour remplir le vase de nuit. Ce faisant, chaque femme normalement émoustillée, tirerait solitairement des plans sur le gamète et on devrait remplacer l'arroseuse municipale par un canadair-balai. Quant au mâle, génétiquement affamé, s'il n'écoutait pas le soir le son du corps aux abois, toutes les opérations boursières des grandes entreprises sexuelles, passeraient sous une barre inclinant vers la liquidation judiciaire. Ce qu'applaudiraient à coup sûr, quelques séculaires coopératives de culs bénis ignifugés, qui manifesteraient en égrenant des méats culpa sur le prie‑vieux de leur paroisse close. Mais qui ferait un sacré trou dans la couche de zones industrielles, touchant de près ou de loin l'économie mondiale normalement sexuée.

Cela étant dit, on pourra également me reprocher de trop souvent me référer au moyen âge et parfois même, à la préhistoire. Dans le simple but de développer certaines idées personnelles d'aujourd'hui et que j'ai tendance à mettre en comparaison avec ces époques lointaines. Et alors ? Quoiqu'en disent certains, il est évidemment logique de prendre les hypothèses du passé comme source de connaissance. Plutôt que les suppositions d'un futur, qui n'a dans l'explication du présent, pas plus sa place qu'un pet‑de-nonne dans une manifestation de curistes contre le cholestérol.

 

 * Bein tiens, cette petite querelle me fait penser à ces psychiatres, au service des déficiences naturelles humaines. Il faut savoir que ces médecins de l'hypothétique, s'étonnent encore de devoir fouiller dans la souvenance des comportements passés d'un patient jugé différent de la norme lambda, pour en analyser l'impact sur son présent. Souvenirs d'une attitude d'antan qui, par définition, est la mémoire de sa vie antérieure menée vers le futur et donc … qui s'est effectivement produite avant le présent … et bla et bla et bla.

 

Comprenne qui voudra ! Pourtant, là où je veux en venir, c'est à dénoncer ces aliénistes en béton armé qui sont généralement espacés du monde réel et néanmoins, très confiant en leur diagnostique du présent. Alors, ils ne trouvent pas mieux que de réaffirmer à chaque énième fois, en entendant un ixième adulte victime de delirium très mince, que son trouble doit sûrement provenir de vers l'enfance environ (à quelques centaines d'Euros près). C'est à dire, pour les profanes, résultant du fait de ses années déjà vécues. Ceci, pour être plus précis. Sans vouloir faire de pub au zig, mon Freud j'adhère totalement, malgré tout, à ce constat. Car si les raisons des troubles d'un comportement ne venaient pas du passé, j'ai du mal à croire qu'elles puissent résulter d'un futur ayant décidé de revenir sur ses pas, simplement pour enquiquiner le monde.

 

Justement, retournons quelques temps en arrière …

 

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III - Les époques passent et se ressemblent.

 

Il va donc nous falloir bouster notre imaginaire, afin de ne pas rester trop fermes sur nos positions et  se laisser retourner dans le passé.

 

Entre autre, afin d'étudier l'origine de l'ébranlement néphrétique tendant vers la claustrophobie sexuelle, des sexophobes de notre époque qui semblent avoir traversé les précédentes sans encombre et ont, néanmoins, réussi à se reproduire. Jadis, selon certains rapports de séminaristes, rédigés lors de tête-à-tête dévots et qui étaient chargés d'étudier les divers fondements du culte œcuménique, on se reproduisait malgré tout comme aujourd'hui. Cependant, il n'était pas recommandé de clamer à tue-tête, chaque mouvement de ses interactions phoniques. Notamment, lors de chevauchées fantastiques durant les soirées mélomanes. Il en était ainsi. A part le génitalophile lui-même, rien de ses va-et-vient ponctuels dans l'enceinte des pas perdues pour tout le monde, ne devaient transpirer au-dehors. Pas plus que dans les allusions pornographiques de Madame Sans-Gêne, publiées par elle dans Lui, le magazine de l'homme du 19ème siècle. Ni même au moyen de vers olé, clamés dans un quelconque show bise peu éthique, pour les privilégiés sybarites du dernier salon où l'on cause de tel est réalité … et encore moins, lors d'extériorisations intra-muros, en laissant les jalousies ouvertes pour perturber les mornes soirées au coin du feu, des calotins teints de cramoisi en entendant les cris d'extase derniers modèle.

 

C'est pourquoi le vieux satyre, ce voyeur au culte érotique, devait se la couler douce sans faire de vagues. Car il risquait des poursuites apostoliques pour abus de biens moraux. Toutefois, ça n'empêchait pas certain pote âgé, de braver l'interdit des grosses légumes religieuses. Par exemple, en ensemençant le jardin secret des petites fleurs tout juste éclosent ou en garnissant "d'aïe" les petits gigots libertins, ramassés dans les caniveaux municipaux et piquées, sous des porches facilement accessibles au public averti. On peut même affirmer qu'à cette époque de l'ânée, pour beaucoup d'entêtés du pays des aveugles où le borné était roi, le sexe restait l'une des rares distractions. Tant il est vrai qu'en ces longues soirées d'antan, Monsieur n'a que peu de choix. Soit d'aller traîner ses guêtres à l'opéra pouffe, pour se payer une bonne tranche de rigolade. Soit d'épier chaque voisin par l'œil de bœuf du grenier. Pour savoir si untel est viseur et en train d'allumer les feux de l'amour de Madame est servie ou si tel autre est en train d'effeuiller la Marguerite dans la chambre de bonne, en épelant les fleurs du mâle pendant le sommeil de sa sorcière bien aimée.

Aors que de nos jours, il suffit d'appuyer sur le bouton de la télécommande, pour se masturber l'esprit en reluquant les documentaires sur la reproduction du ver à soi ou sur les différentes manières de tricoter un col roulé avec des talons aiguilles. Bref, ne nous leurrons pas. Le sexe est partout et fait partie intégrante de notre exigence de vie, quoiqu'on en dise. Le plus sale, dans l'histoire, c'est refuser d'en parler ouvertement. Alors que ses dérivés, souvent bien moins ragoûtants, s'étalent partout autour de nous. Ils stagnent dans les moindres recoins de notre quotidien, sans que cela puisse choquer plus que ça. D'ailleurs, en nous attardant quelques instants sur le morceau dès la prochaine fois, on va pouvoir constater bon nombre de paradoxes assez difficiles à justifier.

 

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IV - L'arrière-train'train journalier.

Je disais donc, la dernière fois, qu'aujourd'hui et loin de nous scandaliser outre mesure, le sexe nous cerne de toute part. Tout en laissant transpirer quelques paradoxes peu faciles à justifier. Commençons par les sanctions abusives envers les sex‑shops ! Selon l'aloi de la gravité cléricale, une loi contre l'attraction universelle exercée par un bel astre au physique prometteur sur un corps quelconque, est pondue par le ministère de l'aigrie culture couplé avec le pater à la mine austère de l'évêché national. Ce texte interdit aux sex-shops d'exposer librement leurs petites affaires en vitrine et si l'entrée reste libre pour les démineurs de fonds, elle est rigoureusement interdite aux mineurs de moins de 6 574 jours. A peu de secondes près. Alors que les préservatifs (même les modèles standard) bannis par la ferme position du missionnaire adhérant au parti conservateur sont, bien heureusement, en vente libre dans les anciennes machines à chewing-gums des lycées et collèges.

 

Maintenant, afin de révéler au grand jour certaines singularités de ces tabous dévotement glorifiés par de mauvaises paires de famille, intéressons nous aux commerces licites. Entre autre, à un hyper marché très ordinaire, dans lequel je fais souvent mes petites emplettes courantes. Chacun peut y pénétrer sans aucune contrainte ni interdits. Même les enfants en très bas âge. Pourtant, entre les parties montées pour le petit bricolage du week-end et le rayon des accessoires automobiles pour luster les auto-stoppeuses, se trouve toute une lignée de gondoles réservées à l'étalage des produits de beauté du postérieur. Là, on peut trouver différents objets de décrassage intime. Comme le papier hygiénique, de couleur unie ou avec des illustrations récréatives pour tempérer la solennité de la chose. On peut se procurer ce papier-calque en format feuille à feuille, destiné aux fesse-mathieux pour lesquels l'usure est toujours bénéfice ou en rouleau à tapisserie, pour les amateurs de design qui ne regardent pas à la dépense.

 

On y trouve également des brosses hygiéniques, permettant de retirer le rimmel qui coule fréquemment sur les lunettes des w.-c. après avoir éprouvé de la peine. Sans oublier bien sûr, les petits canards pleins d'aisance qui barbotent joyeusement sur l'onde après avoir lancé un pavé dans la mare, pour désinfecter les postillons du manque de bol alimentaire. De même que certains désodorisants miracles, voulant faire croire que l'on évacue le trop-plein dans un océan bien pacifique ou dans l'arrière-boutique d'un fleuriste attentionné. Mais il faut savoir que ces brise fraîches d'épure odor peuvent coûter bonbon et que pour bien se sentir, il suffit d'un peu d'eau de javel à moins d'1€ le litre et d'un trou d'aération compris dans le montant du loyer … j'en passe, des verts et des pas durs.

 

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V - Les salons de beauté intérieure.

 

Si les ménagères sont plutôt gâtées, en ce qui concerne les gadgets pour la maisonnée, par contre, rien n'est aménagé pour le bonhomme.

 

Pour nous, qui attendons sagement notre ménagère légitime au rayon librairie, le choix n'incite pas vraiment à la débauche. Inutile de chercher une photo de nu intégrale, pour alimenter nos graphiques, matérialisant la courbe de notre appareil enregistreur de phénomène physique.  Ni le p'tit coin jouets pour adulte, pour essayer la panoplie de superman, d'une éventuelle soirée de balles masquées.  Non, non, rien de tout ça ! En cet endroit ouvert à tous, l'outillage du gentil petit ramoneur pervers ne se propose qu'à propos de notre propre prose. Mais continuons un peu plus loin. Là où se trouve le rayon des produits d'intérieur, pour nettoyer la propriété privée de la ménagère de moins de la ménopause. Tout un attirail dont les femmes peuvent disposer lors de leurs indispositions issues de la même veine. Bien qu'ils soient qualifiés de très intimes, ces ustensiles personnels sont largement exposés au vu de tout consommateur musardant dans ce bric à brac hygiénique. Sans aucune distinction d'âge et par conséquent, au "sue" de tout petit dévergondé en chaleur, qui a bien du mal à attendre le bon nombre des années devant tous ces produits d'appel à la concupiscence.

 

On peut ainsi y trouver toutes sortes de tampons buvards et autres serpillières périodiques, sans que cela puisse offusquer les farouches adversaires du touche pipi frivole. Encore plus avant, mais à peine, s'étend le rayon pharmacie. C'est en général un étal plutôt sympa, pour les anti sceptiques qui croient dur comme fer à l'allopathie et sur lequel sont exhibés des produits à usage périodique, eux aussi à portée des petites mains pleines d'innocence. On peut y trouver sans aucun complexe, des tas d'accessoires à faire rougir un magasin spécialisé dans les prothèses de la libido : des boîtes de dragées laxatives, rangées bien proprement entre les pots de gomina pour la remise en plis hémorroïdale et les poires à lavement, qui servent à passer la conduite intérieur au kärcher avant de reprendre la route du cassoulet ; des préservatifs à utilisation commune, pour les traditionalistes adeptes du simple rapport de base ou bien à mâcher pour les libidineux rebelles et aromatisés avec les mêmes parfums que les caramels mous vendus dans les boulangeries près des écoles ; des lubrifiants vasouillards, pour mieux faire glisser le ludion dans le capuchon du stylo plume … et t'essaieras, et t'essaieras.

 

Pour couronner le tout, dans le centre du magasin familial, trône l'arsenal de la lingerie féminine. Ces dessous mêmes, qui mettent les sens masculins en dessus : avec ses lance‑Pierre (Paul ou Jaques) en dentelle armée, pour roploplos à gros rototos ; ses coquetiers en polyester gonflés à l'hélium, pour les tétons têtus ; ses collants en néoprène allégé, qui empêche de prendre son pied à un mou du genou qui n'arrête pas de vous tenir la jambe ; ses porte-jarretelles, en soi sauvage, permettant d'illuminer la Tour Eiffel de son Gustave adoré ; ses petites culottes à rendre chèvre un bouc-en-train ; ses strings prêts à vous passer la corde au cou …

 

… en définitive, avec toutes ces marchandises équivoques, que les sex-shops n'ont pas le droit de mettre en vitrine sous peine de procès-vénal !

 

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VI - La pub X, classée tous "pubiques".

 

Mais tous ces produits, contrairement à l'appareillage du sex-shopiste, ont droit à une pub effrénée et visible à tout moment de la journée. Bien que souvent équivoques, ces publicités sournoises sont largement approuvées par la censure et introduites sans ménagement, dans les foyers candides. Certaines d'entre elles, œuvrant pour l'intérêt de grands fabricants d'automobiles bien comme il faut, nous proposent telle petite berline deux potes, avec double carburateur en série et auto-stoppeuse à injection directe en option. Ces lolomobiles, en vente autorisée pour le grand et le petit public, sont toujours présentées avec une flopée d'alternatives avantageuses. En premier plan, une superbe démonstratrice avec airbags gonflés à l'air de ne pas y toucher, une antenne parabolique pour capter les neurones rebelles, un sourire à récupérer tous les moucherons collés au pare-brise et déployée pour donner l'envie au moins macho d'entre nous, de se payer cette garçonnière à roulettes bien garnie. Car lorsqu'on voit chaque marque soigner de la sorte son propre logo mammaire en choisissant parmi les moins moches, on pourrait vraiment croire que la femme sandwich est comprise dans le pack auto. Pourtant, si vous allez chez un concessionnaire avec le cœur léger et les palourdes bien pesantes, pour juste passer commande de l'option laitière sans le véhicule, vous risquez des poursuites pour non harcèlement matériel. En effet, seuls les proxomobiles ont le droit de consommer plus d'1 litre de sueur salariée/au sang ! D'autres pubs, destinées aux cuisinières de moins de cinquante ans, font saliver les "men" âgés de moins de trente-deux dents, avec des images libertines. Il faut avouer que ces spots publi-Cythère montés à l'aide de représentations subliminales, sont souvent bien plus anatomiques que gastronomiques.

 

Mais il y a plus grave encore. En les regardant avec une grande attention, on pourrait croire que la majorité des mères de famille, préparent le jambon purée des mioches dans des salons de beauté culinaire. La preuve, rien que pour présenter une nouvelle boîte de ravie‑au-lit fourrée de chair appâtée allégée, on fait appel à un cordon bleu bien blonde, soigneusement manucurée d'un vernis de chez Rêve‑long et avec la bouche d'incendie finement mise en valeur par du rouge à 40° à l'ombre, pour enivrer les consommateurs de sexe opposé aux grosses "taches" ménagères. Ensuite, après un gros plan cadré sur un gros blanc assis devant une table (dressée pour moins de 11 435 Euros chez Maxime de St Tréteau‑sur-Moquette), la cuisinière électrique de moins de 22 ans et plastronnée de silicone brut, apparaît soudain. Toute gantée de moufle de cuisson de chez Jean-Paul Gantier, la bouche en cœur croisé de chez plaît-test et superbement moulée dans un mini tablier de chez Guillermo Nokini. Puis, soutenue les exécutants de la 69ème sein faux nid en rut majeur de Vive Aldo et fièrement campée au milieu de sa belle "cuisine-elle-l'a", notre cocotte minute en acier moulé de chez Jaco Baranne, nous présente tout simplement le dernier produit farci de l'eusses-tu cru … en laissant les bonnes pâtes qui font du gras devant la télé, avec juste leur bide et leur couteau pour attaquer les rillettes "bobo-charnel". Comme on peut le constater, rien à voir avec la ménagère d'un demi siècle bien tapé, boudinée dans une grosse blouse de vache, négligemment déboutonnée à l'arrière pour laisser entrevoir une petite culotte de chez Herpès et grossièrement chaussée d'escarres‑peints de chez Balance-y-a-qu'à.

 

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VII - Même le sexe, se vante par correspondance.

 

En fait, pas besoin de sortir de chez soi, pour constater l'évidence de la tutelle du sexe au logis. Il suffit de mouiller le majeur et feuilleter le catalogue des Trois Cuisses, pour voir de quelle manière les distributeurs nous poussent à préférer leurs produits. Là, entre les premières pages du sommaire et les dernières consacrées aux joujoux des enfants impubères, sont judicieusement insérées des réclames pas vraiment X, mais largement W voire même Y. On y trouve des pages et des pages, affichant des photos "matons" en tenues légères, qui ne feraient pas tâche, collées dans la cabine d'un poids lourd. A tour de doigt, on peut faire défiler toute une bande de bailleuses de fond promouvant leur devanture et prêtes à tout, pour nous faire mettre la main à la bourse. Ainsi, soupir après soupir on peut se rincer l'œil sans oublier d'y instiller du collyre, en vente page 335 du catalogue.

 

- On peut également, observer un petit stop sur un futur top-modèle, lequel pose en topless afin de retenir notre attention non-stop ; pour simplement vanter l'efficacité des massages hydrauliques d'un entonnoir à jets rotatifs, permettant d'avoir une poitrine démentielle prête à être soutenue par le top du top des agents du chaud-biz.

- Contempler une bombe sexuelle, avec le pétard à peine recouvert de papier de chine, exhibant à la force du poignet une nouveauté explosive, permettant d'ouvrir les huîtres sans perdre une goutte de leur quotient intellectuel.

- Lorgner sur une magnifique pouliche qui propose des tas de crèmes en glaise, concoctées par une ancienne jeune percheronne agrée par le syndicat du cercle hippique et capables de faire tomber la culotte de cheval d'un trait.

- Contempler une agrégée des maternelles avec certif + 3, pistonnée par le machiniste de la star académie pour pénétrer le milieu des centres tonic, afin de présenter le tout dernier engin de manutention permettant de muscler les abdos mammaires et remplir les body‑bulbes‑dingues.

- Reluquer une langoustine aux cheveux roses, munie d'une paire de bouées de sauve‑qui­pneu, enfourchant le rameur d'appartement permettant d'attaquer la fadaise avec un pêcheur de cruches tassées originaire de Morlaix.

- Examiner une gentille minette, naturellement vêtue d'un cache‑sexe en duvet non synthétique, dévoilant le nouveau gel douche fabriqué à partir d'un produit, obtenu par la combinaison d'un alcali avec un corps gras servant à se nettoyer du sol au plafond ; un article subtilement additionné d'extraits naturels de plantes exotiques, importées des serres chaudes de Châteauroux et mis au point dans les laboratoires Le Chas par la Mère Savon … excès‑taira, excès‑taira !

 

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VIII - C.Q.F.D.

 

En fin de compte, au bout de toutes ces censures exigées par des prêcheurs réincarnés en grenouilles de bénitier, qui ont l'estomac d'affirmer leur foi envers la vierge marrie et le ceint homme attaché aux vieilles traditions puritaines, j'ai de plus en plus de mal à croire que parmi les membres rattachés au culte de cette intégrité, il n'y en ait pas en gros 99,01 % à avoir commis le péché mignon au moins une ou deux demie(s) foi(s) dans leur vie. Quant aux 0,99 % des ouailles qui refusent toujours de s'aimer les uns les autres, ils devraient mieux écouter les tartines de sermon des hâbleurs pasteurisés avec plus d'attention. Car si l'on s'arrête un peu plus longuement sur les homélies destinées aux gobeurs de missel, on peut se faire une autre idée rien qu'en lisant entre les maux de ces docteurs miracles. Prenons l'exemple de l'abbé Gornot, célèbre abbé de Somme, s'adressant à ses moules du dimanche et qui s'embourbe dans des lapsus révélateurs :

« — Mes bonnes chères sœurs, ne commettez pas le péché d'adultère en faisant d'un Pierre deux coups le week-end, d'un Paul un plus pour améliorer l'ordinaire journalier ou d'un Jacques, un membre révolutionnaire militant pour la restauration du point G. L'homme n'est qu'un pauvre pêcheur et son sexe tend à naviguer au gré de ses plaisirs. Mais c'est là un réflexe indigne de la bande de chrétiens que vous êtes et jour après jour, vous devrez moucher une fois pour toutes, ces tentations qui vous pendent au nez jusqu'à ce que morve s'ensuive. Vous devez, pour partager votre pain quotidien, le rompre et non vous en payer une bonne tranche. Quant à vous, mes bien "chairs" frères, ne cédez pas au désir charnel au risque de vous viander et briser votre couple. Méditez plutôt les paroles de l'aimant Gilles selon notre bon St Popol. Lucie ferre en vous guettant à chaque coin de rue. Sachez que la fornication est la représentation de ce succube de poule au pot, prêt à vous faire prendre le bouillon en apparaissant sous toutes ses formes généreuses. Si vous êtes là, aujourd'hui, c'est que vous tenez le bon bout. Alors, ne vous vautrez pas dans le stupre de ces centres de remise en forme de lupanar pour prendre votre pied. Ce grand écart risque de vous envoyer tout droit brûler dans les femmes de l'enfer. L'acte d'amour conjugal est un cadeau fait à tous les enfants du tout puissant. Adhérez donc à la haute fidélité et ne vous laissez plus charmer par le mégaphone des sirènes tentatrices. Il faut avoir la force de remettre à deux mains la tentation du jour même et savoir qu'à chaque jour suffit sa peine … »

 

Comme vous le voyez, quoique l'on dise, quoique l'on fasse, les ondes sensuelles dérivent sans cesse dans les méandres de notre cerveau et c'est bien là le nœud du problème. Même le plus vertueux d'entre nous, ne peut se croire pour toujours, à l'abri d'un moment de faiblesse cérébrale. Il est donc inutile de m'écrire pour exiger mon "meat" culpa, ce serait comme uriner dans un violon.

 

Fin !

 

* Mais attention, d'autres prolégomènes pourraient suivre …

 

 

PtK